La Mère de Dieu de Kazan à Rome

Le "regard maternel" de la "Kazanskaïa" a accompagné Jean-Paul II au quotidien

CITE DU VATICAN, vendredi 3 septembre 2004 (ZENIT.org)

Le pape Jean-Paul II voit dans l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, la "KAZANSKAÏA", un symbole de la grande histoire de foi du peuple russe, et fait de sa remise au patriarcat de Moscou l'expression de sa "grande affection" et de son "estime" pour le patriarche orthodoxe Alexis II et, en même temps, de son désir de recomposer le plus vite possible "la pleine unité".

L'audience générale du 25 août a été choisie par Jean-Paul II pour remettre l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, la "KAZANSKAÏA", à son envoyé à Moscou, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des chrétiens, pour qu'il la remette au patriarche orthodoxe russe, Alexis II, lors de la fête de l'Assomption des Eglises orientales, le samedi 28 août. Quelque cinq mille fidèles assistaient à l'audience en la salle Paul VI du Vatican.

Jean-Paul II a voulu rappeler la façon dont "après avoir traversé différents pays", elle était arrivée "providentiellement dans la maison du pape". Dès lors, a expliqué Jean-Paul II, "elle a trouvé place près de moi, et elle a accompagné avec son regard maternel mon service quotidien de l'Eglise".

"Combien de fois, depuis ce jour, n'ai-je pas invoqué la Mère de Dieu de Kazan, en lui demandant de protéger et de guider le peuple russe qui lui est dévoué, et de hâter le moment où tous les disciples de son Fils, se reconnaissant comme des frères, sauront recomposer pleinement l'unité compromise".

Autour de cette icône, observait le pape, "s'est développée la grande histoire" de la "Sainte Russie", grâce à un peuple resté "profondément chrétien", aussi lorsque "des forces adverses se sont acharnées contre l'Eglise et ont tenté d'effacer de la vie des hommes le saint Nom de Dieu".

Ce peuple, au contraire, a témoigné, continuait le pape, "dans de si nombreux cas, par le sang, de leur fidélité à l'Evangile et aux valeurs qu'il inspire".

C'est donc avec une "émotion particulière", confiait Jean-Paul II qu'il a voulu procéder à la remise de l'icône entre les mains "du vénéré patriarche de Moscou et de toutes les Russies".

"Que cette antique image de la Mère du Seigneur, à Sa Sainteté Alexis II et au vénéré Synode de l'Eglise orthodoxe russe l'affection du Successeur de Pierre pour eux et pour tous les fidèles qui leur sont confiés (...). Qu'elle dise le désir et le ferme propos du pape de Rome d'avancer ensemble avec eux sur le chemin de la connaissance réciproque et de la réconciliation, pour hâter le jour de cette pleine unité des croyants pour laquelle le Seigneur Jésus a prié ardemment".

Au chant de "Salve Regina, Mater misericordiae", l'icône a été portée au milieu des fidèles qui l'ont vénérée et ont pu ensuite continuer de la vénérer en la basilique Saint-Pierre toute la journée du 26 août 2004.

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L'histoire de l'icône de Kazan est liée à celle du peuple russe

CITE DU VATICAN, vendredi 3 septembre 2004 (ZENIT.org)

Lors de l'audience générale du mercredi 25 août, en la salle Paul VI du Vatican, le pape Jean-Paul II a remis au cardinal Walter Kasper l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, la "KAZANSKAÏA", pour qu'il la remette au patriarche orthodoxe russe, Alexis II, lors de la fête de l'Assomption, le 28 août dernier. L'histoire de l'icône est liée à celle du peuple russe.

Avant d'être confiée à Jean-Paul II, cette icône a voyagé pendant six ou sept siècles, échappant aux guerres, aux incendies, aux vols, ce qui a même fait douter de son origine.

C'est une icône représentant la Vierge "HODIGITRIA", qui "montre le chemin", c'est-à-dire l'Enfant Jésus. L'image ou une copie de l'original est arrivée de Constantinople à Kazan, sur les rives de la Volga, au XIIIe siècle. Au XVIe siècle sa trace est perdue : peut-être a-t-elle été cachée par peur de l'arrivée des Tartars qui ont envahi la ville en 1555.

Selon la chronique du métropolite Hermine de Kazan, après l'incendie qui a détruit la ville en 1579, la Vierge serait apparue à une jeune fille nommée Matriona et lui aurait indiqué, dans les cendres d'une maison, l'endroit où elle devait retrouver l'icône.

Tout d'abord incrédule, le patriarche rapporte que le peuple a accueilli l'icône comme un "trésor inestimable". Il confesse : "Malgré mon cœur dur comme une pierre, j'ai éclaté en larmes et je me suis jeté au pied de l'icône". Dès lors de nombreux miracles furent attribués à l'intercession de la Vierge de Kazan, et les tsars, comme Ivan IV le Terrible, ont eux-mêmes fait construire des églises en son honneur.

Une copie de l'icône fut adressée aux princes Minin et Pozharski, qui l'ont portée comme un étendard lors de la bataille contre les Polonais qui assiégeaient Moscou, et ils libérèrent la ville, le 22 octobre 1612. Un monument fut édifié à la mémoire des deux héros sur la Place Rouge, et, en action de grâce, la voisine "cathédrale de Kazan", pour abriter l'image considérée comme miraculeuse.

Chaque année, la Vierge de Kazan fut fêtée le 22 octobre, et son icône devint celle de la famille des tsars. En 1721, Pierre le Grand déplaça sa capitale à Saint-Pétersbourg et transféra la précieuse icône dans la nouvelle cathédrale. L'écrivain russe Boulgakov parle de la présence de l'icône de la Vierge de Kazan dans cette cathédrale en 1900.

Mais, recouverte d'un manteau d'argent et de pierres précieuses, elle fut volée quatre ans plus tard. Dès lors, on perdit sa trace. Peut-être a-t-elle été vendue aux enchères, comme beaucoup d'autres icônes à la faveur de la Révolution bolchevique de 1917, qui s'accompagna du pillage des églises.

En 1970, elle est réapparue aux Etats-Unis, dans une vente aux enchères, et une association catholique mariale "l'Armée bleue" l'a acquise grâce à une fondation de deux millions de dollars, dans l'intention d'en faire le don au sanctuaire de Fatima, la Vierge ayant demandé, lors des apparitions de 1917, de prier pour la Russie. Et la révélation du troisième "secret" de Fatima, le 13 mai 2000, a dévoilé combien le pape polonais se sait lié au sanctuaire de la Vierge de Fatima.

Mais l'icône, transférée de Fatima au Vatican, fut offerte en 1993 à Jean-Paul II, qui l'a conservée dans sa chapelle privée, dans l'intention de la remettre quand le moment serait venu à l'Eglise orthodoxe russe et à la vénération du Peuple russe. Elle n'avait jusqu'ici jamais été montrée en public ni photographiée, sauf lors de la visite du président Vladimir Poutine au Vatican, le 5 novembre 2003.

Elle est également liée à la protection du peuple russe au moment de l'invasion de Napoléon Ier, indiquait la semaine dernière au micro de Radio Vatican, Mgr Michel Berger, sous-secrétaire de la Commission pour les Biens culturels de l'Eglise, et expert en art byzantin.

"En plus de son origine miraculeuse, il y a le fait, disait-il, que cette Vierge, surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles, au moment où la Russie moderne a vécu des périodes très difficiles, la dévotion envers cette Vierge s'est renforcée. Il y a ensuite des événements historiques précis, comme la victoire sur l'invasion napoléonienne. Le général Koutousov lui-même avait emporté l'icône conservée jusque-là dans la cathédrale de la Kazan pour la protéger des éventuelles menaces de l'invasion napoléonienne. La Vierge de Kazan est ainsi devenue Celle qui a protégé et défendu la Russie contre ces attaques. C'est ce qui l'a rendue très populaire. Il n'y avait pas une seule maison où il n'y avait une icône de la Vierge de Kazan, qui était offerte aux jeunes mariés".

Pourtant une commission conjointe d'experts du Vatican et du patriarcat de Moscou a examiné l'icône pour s'assurer de son authenticité. L'icône serait une copie de l'original. Quelle est sa valeur non seulement artistique mais cultuelle ?

"Une valeur immense, répondait Mgr Berger. Même si artistiquement du point de vue strictement artistique sa valeur n'est pas immense, l'original a eu un rôle immense dans l'histoire et la dévotion du peuple russe, comme le montre aussi le caractère précieux des joyaux des ex-voto. Cela représente une dévotion non à l'œuvre sur bois de tilleul, mais à la Mère de Dieu qui s'est manifestée dans la ville de Kazan et dans l'histoire même de la Russie de ces derniers siècles".

Enfin, pour ce qui est de l'importance œcuménique de ce geste, Mgr Berger ajoutait : "L'importance réside dans le fait que la remise de cette icône s'est faite, somme toute, de façon très discrète. Il se peut que cette dimension ascétique et sans triomphalisme apporte des fruits abondants et surtout cette réconciliation, cette compréhension que nous espérons voir advenir entre l'Orient et l'Occident chrétien".

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L'icône de la Mère de Dieu de Kazan vénérée à Saint-Pierre de Rome

Une restitution qui est un "devoir"

CITE DU VATICAN, vendredi 3 septembre 2004 (ZENIT.org)

Les fidèles catholiques ont vénéré l'icône de la Mère de Dieu de Kazan en la basilique Saint-Pierre pendant la journée du vendredi 26 août, avant que le cardinal Walter Kasper l'accompagne à Moscou pour la remettre au patriarche orthodoxe russe. Mgr Farrell explique le sens de cette restitution : "un devoir".

Pendant toute la journée, l'antique icône de la Mère de Dieu a été exposée en la basilique Saint-Pierre à la vénération des fidèles, après la célébration solennelle du 25 août au cours de laquelle Jean-Paul II a confié au cardinal Kasper la mission de la remettre au patriarche Alexis II.

Le secrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l'unité des chrétiens, Mgr Brian Farrell, a expliqué l'enjeu au micro de Radio Vatican (RV).

RV : Quel sens revêt la remise de cette icône ?

Mgr Farrell : Avant tout, il faut dire que restituer l'icône est un devoir parce qu'elle appartient à l'Eglise orthodoxe russe et au peuple russe. Depuis son arrivée entre des mains catholiques, l'idée qu'un jour, elle serait retournée dans sa patrie a toujours été présente. Pour ce qui est du geste du Saint-Père, vis-à-vis de l'Eglise orthodoxe russe, il se situe dans ce que le pape a appelé "l'échange de dons entre les Eglises". C'est un aspect fondamental du chemin œcuménique. Toutes les Eglises ont des valeurs en commun, mais chaque Eglise a aussi un don particulier qu'elle veut communiquer aux autres et tous ces dons au fond, conduisent à Jésus qui est le centre et le commencement de tout. L'icône de la Vierge de Kazan, que nous allons maintenant rapporter à Moscou, représente une image, un aspect de la spiritualité profonde et traditionnelle russe, que de nombreux Catholiques ont pu apprécier et ont appris à estimer en Occident, au cours du pèlerinage de cette icône dans différentes régions.

RV : Excellence, le pape a dit avoir souvent prié devant cette icône qui était conservée dans sa chapelle privée. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Mgr Farrell : Nous savons tous combien le Saint-Père prie et combien il est proche de la Mère de Jésus. Je pense que cette icône a une valeur particulière pour lui, et même une signification personnelle, parce qu'elle touche aussi une partie de l'histoire de son peuple. Et c'est aussi, sûrement, dans son esprit, le symbole de ce chemin œcuménique sur lequel il s'est engagé toujours davantage et tout particulièrement depuis le début de son pontificat.

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La Mère de Dieu de Kazan , symbole d'unité œcuménique

L'icône de la Mère de Dieu de Kazan, pour l'unité entre Catholiques et Orthodoxes

 CITE DU VATICAN, vendredi 3 septembre 2004 (ZENIT.org)

L'icône de la Mère de Dieu de Kazan est source d'unité entre Catholiques et Orthodoxes, a déclaré en substance le cardinal Walter Kasper lors de la messe célébrée vendredi 26 août en la basilique Saint-Pierre, avant son départ pour Moscou.

L'icône, soulignait à cette occasion Radio Vatican, est partie de Russie et s'apprêtait à y revenir "pour un événement œcuménique important", après avoir uni - par le lien de sa vénération -, les Chrétiens d'Orient et d'Occident, comme un symbole de cette pleine unité entre Catholiques et Orthodoxes que le pape souhaite en hâte.

Telle est l'interprétation offerte par le cardinal Walter Kasper du rôle historique et de la valeur spirituelle de la Mère de Dieu de Kazan, remise solennellement par lui au patriarche Alexis II en la cathédrale de la Dormition du Kremlin, le 28 août, le jour de la fête de la Dormition de Marie, fête de l'Assomption selon le calendrier des Eglises orientales.

A travers ses déplacements qui l'ont conduite, dans les premières années du XXe siècle, au-delà du rideau de fer, l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, a souligné le cardinal Kasper dans son homélie, "est devenue un point de référence entre Catholiques et Orthodoxes".

"La Vierge nous a comme précédés sur le chemin de notre engagement œcuménique en rassemblant dans la prière les deux parties divisées de la chrétienté", expliquait le cardinal.

Le cardinal Kasper a ensuite invité les fidèles à accompagner par la prière le voyage à Moscou de la délégation du Vatican, et a exprimé ce souhait : "Nous espérons ardemment que cette icône vénérée, point de référence par le passé pour l'Eglise orthodoxe russe, soit à l'avenir aussi une source de cohésion et d'unité pour les fidèles Orthodoxes et les Catholiques qui demandent dans la prière leur pleine unité".

"Je suis convaincu, a ajouté le président du dicastère pour l'unité, que la Vierge de Kazan, grâce à sa puissante intercession, est notre soutien et notre alliée dans notre engagement pour dépasser les réserves, les difficultés, les malentendus, et les différences de foi, qui hélas existent encore entre nous. Grâce à son intercession devant le trône de Dieu, elle rassemblera parfaitement l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe dans l'Eglise du Christ une et unique. La remise de l'icône au patriarche Alexis II constitue un important événement œcuménique".

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 "Jour historique" pour les relations des Orthodoxe russes et des Catholiques

 CITE DU VATICAN, vendredi 3 septembre 2004 (ZENIT.org)

"Jour historique dans les relations œcuméniques entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Eglise catholique", annonçait le 28 août Radio Vatican en précisant : "ce matin, à Moscou, dans la cathédrale de la Dormition, du Kremlin, l'icône de la Mère de Dieu de Kazan a été remise au patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II. "

Radio Vatican commentait : "Un geste fortement désiré par Jean-Paul II, qui, pendant onze ans, a conservé l'antique effigie dans son appartement privé du Palais apostolique du Vatican. Cent ans après, puisqu'elle a été enlevée au début du siècle passé, et après avoir traversé différents pays, elle est ensuite arrivée à Fatima, et finalement, providentiellement dans la maison du pape, l'image sacrée, objet de profonde vénération au cours des siècles, est revenue sur le sol russe".

Au terme de la cérémonie solennelle, qui a duré trois heures, expliquait encore Radio Vatican, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l'unité des chrétiens, a remis l'icône de la Vierge de Kazan au patriarche Alexis II. Il était porteur d'une lettre du pape pour cet événement chargé d'attentes

Dans cette lettre, le pape écrit : "Malgré la division qui, hélas, persiste encore entre les chrétiens, cette Icône sacrée apparaît comme un des symboles de l'unité des disciples du Fils unique de Dieu, de Celui vers lequel elle nous guide tous".

Jean-Paul II écrit aussi : "L'Évêque de Rome a prié devant cette Icône sacrée en implorant que vienne le jour où nous serons tous unis et où nous pourrons proclamer au monde, d'une seule voix et dans la communion visible, le salut de notre unique Seigneur et sa victoire sur toutes les puissances mauvaises et impies qui portent atteinte à notre foi et à notre témoignage d'unité".

"Après une longue période d'épreuves et de souffrances qui, au siècle dernier, se sont abattues sur l'Église orthodoxe russe et sur le Peuple russe, le Maître de l'histoire, qui dispose de tout selon sa volonté, nous donne aujourd'hui d'être dans la joie et l'espérance communes, à l'occasion du retour de l'Icône de la Mère de Dieu de Kazan dans sa patrie", souligne encore le pape.

Il exprime finalement ce vœu : "Puisse cette vénérable image nous guider tous dans notre marche évangélique à la suite du Christ, protéger le Peuple vers lequel elle revient et l'humanité tout entière. Que la Sainte Mère de Dieu tourne son regard maternel vers les hommes et les femmes de notre temps; qu'elle soutienne les croyants, afin qu'ils ne s'éloignent pas du chemin que Dieu leur a tracé : la proclamation du Christ, la Voie, la Vérité et la Vie, et un témoignage courageux de leur foi dans la société et dans l'ensemble des nations. En ce jour, nous prions avec confiance la Vierge très sainte, car nous savons qu'Elle implore pour nous et pour toutes les nations le don de la paix".

Ce n'est pas un hasard, a souligné pour sa part le patriarche Alexis II, "si cette icône reste une des plus importantes pour la Russie" et si "elle est importante pour l'Eglise en général, importante aussi pour les catholiques, dans la mesure où elle nous rappelle des temps où l'Eglise n'était pas divisée".

Des chants et des prières ont accompagné la remise de l'icône de la Vierge de Kazan dans la cathédrale de l'Assomption du Kremlin, où autrefois les tsars étaient couronnés. La cérémonie a été précédée de la Sainte Liturgie célébrée par le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II, qui a souligné que la Russie est la "maison" de la Vierge Sainte, et que le Kremlin avec ses cathédrales, est le "cœur" de la Russie.

Le cardinal Kasper a rappelé, indique toujours Radio Vatican, que la Vierge de Kazan est vénérée aussi par les Catholiques et que la Sainte Vierge réunit dans la prière les deux parties de la chrétienté en dépit de malentendus déplorables.

Alexis II a remercié le pape pour le don : "Tant d'images sacrées ont disparu, a-t-il dit, pendant le communisme. Il y a un temps pour lancer les pierres et un temps pour les ramasser. Voici la copie de l'icône de Kazan qui a eu un parcours long et difficile".

Pour sa part, le porte-parole du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls, a déclaré : "Il me semble que tous, du côté orthodoxe et du côté catholique, nous pensons que c'est un moment et une dimension historique. Peut-être dans les siècles à venir, parlera-t-on de la journée d'aujourd'hui, où le pape, de sa propre décision, a rendu possible que la Vierge de Kazan revienne "dans sa terre orientale". Cette journée ravive la conscience que s'ouvre une espérance nouvelle et raisonnable de surmonter ensemble les difficultés - y compris historiques - qui ont surgi au cours de dix siècles. Donc, c'est un nouveau départ, cela ne fait aucun doute".

Au cours de la première rencontre, à l'aéroport de Sheremetevo, a eu lieu un échange de remerciements et de vœux, indique la même source. Le patriarche a exprimé sa préoccupation pour certaines difficultés qui continuent à exister entre la communauté catholique et la communauté orthodoxe en Russie.

Dans l'après-midi, ceux qui sont engagés dans la communication au Vatican, ont pu rencontrer les responsables du patriarcat de Moscou, qui opèrent dans ce domaine. Ils ont expliqué qu'aujourd'hui le grand défi qu'affronte l'Eglise est celui de prêcher le salut. Ils ont ensuite exprimé le désir de continuer dans l'échange des rapports entre l'Eglise orthodoxe et l'Eglise catholique, justement dans la théologie des communications.

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Article original dans Zenit