Le Petit Catéchisme Eucharistique
132 "MIRACLES EUCHARISTIQUES" DANS LE MONDE
Deux célèbres miracles eucharistiques en Italie : Lanciano et Cascia
Garabandal, le Miracle de l'Hostie
En Belgique, durant le moyen âge
D'autres miracles eucharistiques sur le Web
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Ou comment expliquer simplement aux enfants, et aussi aux adultes, le mystère de l'Eucharistie !
ROME, lundi 11 octobre 2004 (ZENIT.org) - Parmi les publications qui seront diffusées lors du 48ème Congrès eucharistique international en programme du 10 au 17 octobre à Guadalajara au Mexique, l’on trouvera également le "Petit catéchisme eucharistique".
La publication conçue pour les enfants est un véritable abécédaire de la foi, d’une lecture facile et d’une grande clarté sur le fond.
Zenit a voulu comprendre comment ce livret est diffusé dans le monde et de quelle manière il favorise la connaissance et la pratique de l’Eucharistie. A cette fin nous avons interviewé l’inspiratrice et la coordinatrice du projet, Antonia Salzano, Présidente de l’Institut Saint-Clément Pape et chargée de l’Académie pontificale "Cultorum Martiri".
Zenit : En appendice au volume vous avez inséré les principaux miracles eucharistiques. Pourquoi ?
Antonia Salzano : Nous avons publié ceux qui sont reconnus par l’Eglise. La raison est simple. Nombreux sont ceux qui ne savent même pas ce qu’est un miracle eucharistique, ils ne l’imaginent même pas.
La seule connaissance de l’existence de ces miracles les oblige à réfléchir avec sérieux sur la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie. De nombreuses personnes sont fascinées par les apparitions véritables ou présumées, mais l’Eucharistie c’est Dieu qui est présent parmi nous tous les jours ; cela est donc plus important que les autres apparitions. Malheureusement de nombreuses personnes ne le savent pas, parce que si elles le savaient, ces personnes feraient la queue pour rentrer dans les Eglises comme elles font la queue devant les sanctuaires.
Zenit : Quels miracles eucharistiques peut-on présenter comme les plus incroyables ?
Antonia Salzano : Le miracle eucharistique de Lanciano est extraordinaire. C’est le plus ancien, il remonte au VIIIème siècle et a vu les espèces sacrées se transformer en chair et en sang. Un miracle face auquel la science moderne également s’est inclinée. L’analyse de l’hostie transformée en chair a révélé qu’il s’agit de tissu du myocarde.
Le miracle de Sienne est également impressionnant. Les hosties consacrées faites d’une normale farine de froment, volées et puis retrouvées en août de l’année 1730, ne se sont pas détériorées avec le temps. Seules celles qui étaient consacrées sont restées intactes, alors que celles qui ne l’étaient pas se sont abîmées avec le temps.
La science moderne a cherché de toutes les manières d’expliquer ce phénomène, mais elle a dû admettre qu’il s’agissait d’un miracle. Pour nous croyants, il s’agit d’une présence réelle permanente, dont témoignent ces hosties conservées intactes depuis trois cents ans.
Propos recueillis par Antonio Gaspari
Article original dans ZENIT : ZF04101106
Institut Saint Clément I, Petit catéchisme eucharistique, Parole et Silence, 2005
Et 16 en Italie depuis l'an 750
ROME, vendredi 23 juin 2000 ( ZENIT.org)
Le miracle de Lanciano, sur la côte adriatique, dans la province de Chieti, est le plus ancien miracle eucharistique connu, en 750. Seize autres manifestations eucharistiques sont connues en Italie, entre 1000 et 1772, et en tout, 132 dans le monde.
En 750, à Lanciano, un moine basilien célébrait la messe en l'église San Legonziano. Il fut tout à coup pris d'un doute sur la présence réelle du Corps et du Sang du Christ sous les espèces du pain et du vin. A ce moment, l'hostie se transforma en chair et le vin en sang. Les grumeaux de sang et le morceau de chair sont encore aujourd'hui conservés dans un reliquaire en l'église San Francesco de la ville. Ils ont été soumis aux analyses de la science moderne: la chair est une partie de muscle cardiaque. Une exposition explique le résultat des analyses.
Une carte géographique récapitule, à Paray-le-Monial, en France, 132 lieux du monde où se sont vérifiés des miracles eucharistiques. Parmi ces villes, se trouvent Trani (1000), Ferrare (28 Mars 1171), Alatri (1228), Florence (30 décembre 1230 et 24 mars 1595), Bolsena (1264), Offida (1273), Gruaro (1294), Cascia (1330), Macerata (25 avril 1356), Bagno di Romagna (1412), Turin (6 juin 1453), Asti (25 juillet 1535 et 10 mai 1718), Morrovalle (17 avril 1560), Veroli (26 mars 1570), Sienne (14 août 1730), San Pietro a Patierno (27 janvier 1772).
Article original dans ZENIT : ZF00062306
Lanciano est une vieille cité des Abruzzes en Italie, connu à l'époque romaine sous le nom d'Anxanum ou Ansanum. Une ancienne tradition locale affirme que le centurion romain, du nom de Longin, qui perça de sa lance le flanc droit du Christ en était originaire. Converti, il fut martyrisé à Césarée de Cappadoce.
Aussi la cité changea son nom en Lanzanum (italien Lanciano) pour évoquer le mot lance (lancia) qui figure dans ses armoiries, peut-être parce que ses troupes avaient participé à la libération du Saint-Sépulchre, le tombeau du Christ à Jérusalem.
C'est dans cette ville et dans le monastère saint Legontien que, vers l'an 700 après Jésus-Christ, un moine douta que le Corps et le Sang du Christ soient présents dans l'hostie consacrée. Un jour, il vit le pain changé en chair et le vin changé en cinq fragments de sang, d'inégales grandeurs. Une première reconnaissance des reliques eut lieu le 17 février 1574 avec pesée des cinq caillots, de poids suivants : 8g ; 2,45g ; 2,85g ; 2,05g et 1,15g selon une étude récente. Ensuite une première description du miracle et de l'histoire des reliques fut consignée par écrit en 1631, texte qui existe toujours actuellement.
Plus récemment, en 1970, une étude menée par le professeur LINOLI, chef de service de l'hôpital d'Arezzo et par le professeur BERTOLI, professeur émérite d'histologie à l'Académie des Sciences, donna les résultats suivants :
Une commission scientifique, nommée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) confirma ces résultats en 1976.
Source : Dr Jean-Maurice CLERCQ, La Passion de Jésus, éditions François-Xavier de Guibert, 2004
Voir également le site officiel
Dans la banlieue de Sienne en Italie, en 1330, il avait été demandé à un prêtre d'aller administrer le Saint-Sacrement à un paysan malade. il prit une hostie consacrée et la déposa sans respect entre les pages de son bréviaire qu'il serra sous son bras. Après avoir confessé le malade, le prêtre ouvrit le livre et constata avec bouleversement que l'Hostie consacrée était rouge de sang frais au point d'en imprégner les deux pages entre lesquelles elle se trouvait.
Confus et repenti, le prêtre se rendit auprès du Père Simone FIDATI, de l'ordre de saint Augustin, grand théologien, directeur spirituel et abondant écrivain. Son œuvre "Ordre de la vie chrétienne", écrit à Florence en 1333, constitue le premier catéchisme en italien pour adultes. Mort en 1348, il fut béatifié par le pape Grégoire XVI en 1833 ; sa fête est célébrée le 16 février.
Après avoir constaté le prodige, S. FIDATI pardonna le prêtre et demanda de pouvoir conserver les deux pages tachées de sang. Celle à laquelle l'hostie consacrée était restée collée fut placée à Cascia, dans l'église annexe du couvent Saint-Augustin où elle fut vénérée pendant plus de cinq siècles.
Remarquons que de nombreuses personnes voient dans les taches de sang comme l'expression du visage d'un homme qui souffre.
| Le reliquaire du miracle eucharistique | Le bienheureux Simone FIDATI | Le tabernacle du miracle eucharistique |

En 1930, pour fêter le sixième centenaire du miracle, un congrès eucharistique fut célébré à Cascia : un précieux ostensoir fut alors inauguré et toute la documentation historique rassemblée.
Á l'heure actuelle, le reliquaire et la dépouille du Bienheureux Simon sont vénérés dans la Basilique inférieure du sanctuaire de sainte Rita à Cascia
Source: Brochure sur le miracle eucharistique de Cascia, Basilique inférieure du sanctuaire de Sainte Rita.
A Garabandal, en Espagne, eurent lieu de 1961 à 1965 de nombreuses apparitions mariales. Les quatre voyantes recevaient régulièrement la communion de manière invisible, de la main de l'Ange. Or, le 22 juin 1962, celui-ci déclara à Concita GONZALES :
"Je vais faire un miracle, non pas moi, mais Dieu, par mon intermédiaire et le tien. Lorsque je te donnerai la sainte Communion, on verra l'hostie sur ta langue."
Surprise et déçue par ce qu'elle appelait un petit miracle, la jeune fille apprit par une locution intérieure qu'il se déroulerait le mercredi 18 juillet suivant, fête patronale de la paroisse.
Á cette date, dans la soirée, Concita sortit dans la rue, tomba à genoux en extase, ouvrit la bouche et sortit la langue pour communier. Á la lumière des lampes électriques et devant de nombreux témoins dont le docteur CAUX, médecin français de Paris, une hostie blanche devint visible sur la langue et put même être photographiée.
Certains crurent, d'autres eurent des doutes sur ce qu'on a appelé "Le Miracle de l'Hostie".
La commission d'enquête épiscopale de Santander affirma qu'il ne s'était rien produit, en parlant de suggestion ou d'hallucination collective. Devant les preuves matérielles et sans écouter les témoignages, elle émit l'hypothèse d'une supercherie préparée à l'avance !
Mais celle-ci est peu vraisemblable pour les raisons suivantes :
Source: R.P. Eusebio Garcia de Pesquera, GARABANDAL, faits et dates, Editions Résiac, 1996,
Source : Jean-Marie MATHOT, Miracles, signes et prodiges eucharistiques, édition du PARVIS, 2004
dans Vérité & Espérance 3000, n° 56, pp 6-7, jan-fév-mars 2005 (http://membres.lycos.fr/ve3000)
Auteur : F.LEMOINE
Mise à jour : 30-mars-2006