GLOSSAIRE TOPOGRAPHIQUE DU NOUVEAU TESTAMENT
- Antonia
- Cette forteresse située au nord-ouest du Temple fut construite par les rois hasmonéens au IIème siècle avant Jésus-Christ et restaurée par
Hérode le Grand qui la rebaptisa du nom de son protecteur, le célèbre triumvir romain Marc Antoine. Une cohorte dirigée par un tribun y résidait en permanence
(Ac 21,31).
- Bethesda
- Ou Bezatha. Nom d’une piscine située au nord-est de l’enceinte du Temple près de la Porte des Brebis d’où son nom de piscine probatique (" probata " en grec signifie " brebis ") où Jésus guérit un homme infirme depuis trente-huit
(Jn 5,8). Cet ensemble constitué de deux bassins séparés par une digue centrale formait un quadrilatère d’environ 100 mètres de long sur une largeur de 60 à 90 mètres ce qui justifie l’expression " aux cinq portiques " (et non un pentagone) utilisée en
Jn 5,2. C’était en fait un sanctuaire dédié à Asclépios ou Esculape, le dieu gréco-romain de la médecine où de nombreux ex-voto païens ont été découverts.
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- Géhenne
- Cette vallée au sud de Jérusalem, dont le nom hébreu Gê Ben Himmôm signifie "vallée des fils de Hinnom" débouche dans la vallée du Cédron au pied du village de Siloé. Avant l'Exil en Mésopotamie, au temps du roi Achab (IXème siècle), des Juifs idolâtres y ont sacrifié aux dieux Moloch et Baal en brûlant vifs leurs enfants. Après l'Exil, les Juifs ont voulu montrer l'horreur qu'ils avaient de ce lieu en y entretenant un feu, peut-être permanent, qui brûlait ce que la ville rejetait: ordures, mais aussi cadavres d'animaux et de criminels. Ainsi, la Géhenne fut associée, d'une part à la souffrance de ceux qui y avaient été sacrifiés, mais aussi à l'image de destruction continuelle de l'impureté.
- Gethsémani
- (en hébreu, "pressoir aux olives") Lieu-dit situé au pied du
mont des Oliviers et sur la rive orientale du torrent du Cédron où Jésus vécut son agonie
(Mt 26,36
– Mc 14,32
– Jn 18,1). C’est un verger planté d’oliviers, avec un pressoir à huile. Une tradition non vérifiée du IVème siècle le situe à cinquante mètres à l’est du pont sur le Cédron, dans un petit jardin fermé. Dans cet endroit paisible poussent toujours quelques oliviers très anciens.
- Golgotha
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- Le toponyme araméen Golgoltha qui signifie "crâne" a été transcrit " Golgotha " en grec
(Mt 27,33 ;
Mc 15,22 ;
Lc 23,33) et traduit en latin par " calvaria " qui a donné notre mot " calvaire ". Sans doute à cause de la disposition du lieu : un petit tertre rocheux de 4 à 5 mètres de haut situé hors des remparts de Jérusalem, du côté nord-ouest, qui servait de lieu d’exécution des condamnés. Jésus y fut crucifié. D'après l'Évangile selon Jean
(19,41), on y trouvait un jardin et un tombeau où Jésus fut placé. Depuis l’empereur Constantin au IVème siècle, le Golgotha est inclus avec le tombeau du Christ (Anastasis) dans la basilique du Saint-Sépulcre.
Évolution chronologique du site
1 À l'époque royale , la colline fut exploitée comme carrière qui laissa des
marches de 2 mètres de hauteur environ
2 Après l'exil, la carrière abandonnée servit pour creuser des tombes
3 Au temps d'Hérode le fond de la carrière devient un jardin et le bloc isolé
qui s'élève à environ 5 mètres au-dessus du jardin sert de gibet.
- Haceldama
- C’est dans une étendue rocailleuse située à l’extrémité orientale du versant sud de la vallée de la
Géhenne que, selon une tradition remontant au IVème siècle, se situe " le champ du potier ", transformé en " champ du sang " ou Haceldama
(Ac 1,19) après la remise de l’argent de la trahison de Judas
(Mt 27,8).
- Jérusalem
-
Capitale de la Judée, située à 50 kilomètres de la mer Méditerranée et à 22 kilomètres de la mer Morte.
Elle se situe sur la ligne de partage des eaux et présente un relief fort prononcé car la ville s’élève sur deux promontoires rocheux, séparés par une dépression :
un versant verdoyant et arrosé , le promontoire occidental avec la ville haute (jusque 780 m) contourné par la vallée de la
Géhenne et
le promontoire oriental (ville basse) constitué par le mont Sion (660 m) et le mont Moriah, où s’élève le Temple (entre 720 et 740 m),
est séparé par la vallée du Cédron (entre 610 et 690 mètres
d’altitude) d'un versant presque désertique culminant au mont des Oliviers à l’est (815 m) . Vers le sud, ce ravin rejoint la vallée de la Géhenne.
Hérode le Grand a fait construire l’Antonia ainsi qu’un palais forteresse défendu par trois grandes tours. A l’époque du Christ, les murailles de la ville s’étendaient au sud jusqu’au confluent du Cédron et de la Géhenne alors qu’au nord, le
Golgotha se trouvait en-dehors des remparts. Cette situation persistera jusqu’à la construction du rempart septentrional par
Mt 2,1 et
Lc 13,14). À l'époque de Jésus, la ville était dotée d'un grand Temple
(Mc 11,11 et 11,15), unique lieu de culte, vers lequel les Juifs montaient
(Mc 10,32) notamment à l'occasion des trois grandes fêtes de pèlerinage : Pâque, Pentecôte et Tentes
(Dt 16,6). A ces différentes occasions, aux trente ou quarante mille habitants de la ville venaient s’ajouter de cent à deux cent mille pèlerins ; cette foule pouvait constituer une menace pour les autorités juives et romaines. Aussi le gouverneur venait s’installer avec des troupes soit dans l’ancien palais d’Hérode le Grand, soit dans la forteresse Antonia. C’est dans cette ville que Jésus vécut ses derniers moments, sa passion, sa mort et sa résurrection. Principaux lieux mentionnés dans le Nouveau Testament : l’Antonia, la piscine
Bethesda, Gethsémani, le
Golgotha, la Géhenne,
Haceldama, le mont des Oliviers, le Temple.

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Localités autour de Jérusalem :
- à l'ouest : Emmaüs
- au nord-est : Jéricho
- immédiatement à l'est : Bethphagé et
Béthanie
- au sud : Bethléem
- Oliviers (mont des)
- Située à l’est de Jérusalem dont elle est séparée par la vallée du Cédron large d’environ huit cent mètres, cette colline
(Mt 21,1 ;
Mc 11,1;
Lc 19,29)
se constitue de trois sommets : le Scopus au nord, le Mauvais Conseil au sud et le mont des Oliviers proprement dit au centre (818 mètres d’altitude). Sur le sommet de ce dernier se trouve la chapelle de l’Ascension construite au IVème siècle et, un peu plus bas, l’église du Pater, bâtie en 1868 sur le lieu où, selon la tradition, Jésus enseigna cette prière à ses disciples
(Lc 11,1).


Auteur : Fernand LEMOINE
© EBIOR,
12/09/2007
bible@ebior.org