GLOSSAIRE DES PERSONNAGES DU NOUVEAU TESTAMENT

Voir également le tableau des principaux personnages politiques en Palestine à l'époque du Christ
Abiathar
grand-prêtre sous le règne du roi David, cité en Mc 2,26.
Abraham
ancêtre du peuple élu. Il vivait probablement vers le 19e siècle avant Jésus-Christ et était originaire d'Our, ville au bord de l'Euphrate, en Mésopotamie (actuellement Irak). Sa vie est marquée par des actes qui montrent une grande foi en Dieu : le départ de son pays, la confiance en la promesse divine d'une descendance, ainsi que le sacrifice de son fils Isaac qu'un ange empêcha à la dernière minute, préfiguration du sacrifice du Christ. Il est le Père du peuple à qui fut donnée la Terre Promise mais également le Père des croyants (Rm 4,16), ancêtre des juifs, des chrétiens et des musulmans. Il est cité dans les généalogies du Christ ( Mt 1,2 et Lc 3,34) ainsi que dans le rappel de l'épisode du buisson en flammes (Mc 12,26 et Mt 22,32).
Alexandre
(1) fils de Simon de Cyrène qui fut réquisitionné pour aider Jésus à porter sa croix et frère de Rufus (Mc 15,21). En 1962 on a découvert, dans la vallée du Cédron à Jérusalem, une tombe portant l'inscription «Alexandre de Cyrène». La probabilité qu'il s'agisse de la même personne n'est pas négligeable car trois éléments sont réunis : un prénom peu courant chez un juif, l'origine dans une ville assez éloignée de Libye en Afrique, la vie à Jérusalem puisqu'il y fut enterré.
(2) fils d'Hérode le Grand, né de Mariamme l'Hasmonéenne, tué avec son frère Aristobule sur ordre de leur père vers 7 avant Jésus-Christ.
Alphée
(1) Père d'un apôtre appelé Jacques le Mineur, à ne pas confondre avec l'autre Jacques le Majeur, fils de Zébédée (Mc 3,18).
(2) Père du percepteur d'impôts Lévi. (Mc 2,14)
Agrippa I
Petit-fils d'Hérode le Grand par son père Aristobule, il fut nommé par l'empereur romain Caligula en 37, roi des anciens territoires de Philippe, puis en 39, de la Galilée et de la Pérée comme successeur d'Hérode Antipas. Enfin, en 41, par la faveur de l'empereur Claude, il reçut la Judée et la Samarie. Il règne alors sur toute la Palestine comme son grand-père jusqu'à sa mort en 44 à Césarée. Il persécuta l'Église naissante de Jérusalem (Ac 12 1), fit emprisonner Simon-Pierre (Ac 12 3), et fit exécuter Jacques, frère de Jean. Il mourut frappé par l'ange du Seigneur à cause de ses prétentions divines (Ac 12,23). Remarquons que les Actes des Apôtres l'appellent simplement Hérode.
Agrippa II
Fils d'Hérode-Agrippa I, il reçut en 48 les possessions de son oncle Hérode de Chalcis puis en 53 les anciennes tétrarchies de Philippe et de Lysanias et en 54 une partie de la Galilée autour de Tibériade et de la Pérée autour de Julias. Il possédait également un droit de tutelle sur le Temple de Jérusalem avec le pouvoir de nommer le grand prêtre. Avec sa sœur Bérénice, il assista à l'interrogatoire de Paul que le procurateur Festus avait fait comparaître devant lui (Ac 25 13Ac 26 32). Après avoir soutenu les Romains pendant la révolte juive, il mourut vers 93.
Ananie
Désigné comme grand prêtre en 46/47 après Jésus-Christ par Hérode, roi de Chalcis, il fut accusé d'actes de violence par Quadratus, gouverneur de Syrie, et envoyé à Rome en 52 pour y être jugé. Acquitté par l'empereur Claude, il fut assassiné en 66 par le peuple, comme "ami des Romains" au début de la grande révolte juive. Il se comporta également durement envers Paul, durant sa comparution à Jérusalem (Ac 23,2 et 24,1). On ne sait s'il fut destitué de sa charge en 52 ou en 59.
Antipas
Un des fils d'Hérode le Grand, (son nom en grec signifie «le portrait de son père»), né de Malthacé la Samaritaine, il régna comme tétrarque - et non comme roi à la différence des autres Hérode de la famille ( Lc 3,1)- de 4 avant Jésus-Christ à 39 après Jésus-Christ sur la Galilée et sur la Pérée. Il répudia sa première femme pour épouser Hérodiade, femme de son demi-frère Hérode-Philippe. A l'instigation de celle-ci, il fit arrêter et décapiter Jean-Baptiste qui lui reprochait cet adultère (Mc 6 17;Mt 14 1). Au cours du procès de Jésus, Pilate renvoya ce dernier à Hérode parce qu'il était Galiléen (Lc 23 8). Accusé par Agrippa I, destitué par l'empereur Claude en 39 après Jésus-Christ, il fut exilé avec Hérodiade dans le sud de la Gaule probablement à Saint-Bertrand de Comminges (Lugdunum). Dans les Évangiles, ce prince, toujours désigné par le seul nom d'Hérode, est qualifié par Jésus de «renard» (Lc 13 32). Ce fut d'ailleurs le seul Hérode que Jésus rencontra et son activité publique se situe principalement dans la tétrarchie d'Hérode-Antipas. Ce dernier est cité par après dans la prière de la communauté chrétienne en Ac 4 27  . Il construisit en l'honneur de l'empereur Tibère, la ville païenne de Tibériade, sur le lac de Galilée mais en pays juif ce qui constitue une véritable provocation, et sur l'emplacement d'un ancien cimetière, en violation de la loi juive. De plus, il y fit sculpter des images d'animaux, autre violation flagrante. Quand il vient à Jérusalem, il réside au palais des rois hasmonéeens, sur l'un des points culminants de la ville haute.
Antipater
Un des fils d'Hérode le Grand, né de Doris, tué sur ordre de son père quelques jours avant sa propre mort.
Archelaus
Un des fils d'Hérode le Grand, né de Malthacé la Samaritaine, frère d'Hérode-Antipas, il fut nommé, par les romains en 4 avant J-C, ethnarque - et non roi - de la Judée, de la Samarie et de l'Idumée. (Mt 2 22). En 6 après Jésus-Christ, à cause de son despotisme, il fut destitué par l'empereur Auguste, sur plainte des Juifs, exilé à Vienne en Gaule et remplacé par un préfet-procurateur. Son domaine devint la province romaine de Judée.
Aristobule
Fils de la première femme d'Hérode le Grand, Mariamme l'Hasmonéenne, il fut tué sur ordre de son père avec son frère Alexandre vers 7 avant Jésus-Christ. C'est le père d'Hérode Agrippa I et d'Hérodiade.
Barabbas
Barabbas avait été arrêté et était emprisonné lorsque Jésus comparaissait devant le sanhédrin et devant Pilate. Les chefs juifs ont insisté auprès du gouverneur pour que Barabbas soit relâché, en même temps qu'ils poussaient Pilate à condamner Jésus à mort. Contemporain de Jésus Christ, Barabbas est souvent présenté comme un résistant qui luttait de façon violente contre l'occupant romain. Mais le Nouveau Testament parle simplement d'un brigand qui a commis un meurtre durant une émeute ( Mc 15,4;Ac 3,14). Nous ne connaissons aucune révolte violente anti-romaine à l'époque du Christ et cette émeute pouvait être dirigée contre les autorités juives. De plus il est peu vraisemblable que la foule demande à un gouverneur romain la grâce d'un opposant à ce même pouvoir romain. Remarquons que certains manuscrits anciens lui donnent Jésus comme prénom, ce qui est vraisemblable mais non assuré.
Bartimée
mendiant aveugle de Jéricho, que Jésus guérit (Mc 10,46-52). Son nom, Bar-Timée, signifie «fils de Timée». Il appelle Jésus «fils de David», ce qui équivaut à reconnaître en lui le Messie.
Béelzéboul
ou Beelzebouth, ancienne divinité adorée par les Philistins dans la ville d'Ekron. Son nom peut signifier «seigneur des mouches» («Zebub» par déformation volontaire), ou encore «seigneur du fumier». Par extension, nom donné au chef des démons, Satan, et à Jésus lui-même par les pharisiens (Mc 3,22 et Mt 10,25). Il n'est pas utilisé ailleurs, en opposition avec son emploi ultérieur dans la sorcellerie.
Bérénice
Fille du roi Agrippa I, femme de son oncle Hérode II, roi de Chalcis, elle vécut ensuite avec son frère Agrippa II. En sa compagnie, elle rencontra Paul lors de sa captivité (Ac 25 13Ac 26 32). Pendant la guerre juive, elle devint la maîtresse du général romain Titus, futur empereur de 79 à 81 après Jésus-Christ.
Caïphe
En hébreu Yosef Qayafa , Joseph "le singe " ou "le tyran" , sans doute un jeu de mots sur son comportement. Son fils Elyehoeanay est sans doute le même que Elionaeus ben Kantheras, nom d'un des derniers grands prêtres à avoir accompli le sacrifice de la vache rousse. En ce cas Caïphe appartiendrait à la famille sacerdotale des Kathros, une branche collatérale de la puissante famille des Boethos, originaire d'Alexandrie en Egypte et promue au grand pontificat par Hérode le Grand. Gendre de l'ancien pontife Hanne, Caïphe fut nommé grand prêtre par le procurateur Valerius Gratius en 18 après Jésus-Christ, sous le règne de Tibère. Il le resta pendant le gouvernement de Pilate et fut destitué la même année que lui, en 36, par le légat impérial de Syrie, Vitellius. Par sa charge, il était le président du sanhédrin : c'est à ce titre qu'il interrogea Jésus. (Mt 26,57 et Jn 18,13). En 1990, a été découvert dans un tombeau au sud de Jérusalem un ossuaire contenant les ossements de plusieurs personnes dont ceux d'un homme d'environ 60 ans. Comme cet ossuaire porte l'inscription "Joseph fils de (ben) Caïphe", il est vraisemblable qu'il s'agisse du même personnage. Voir A la découverte du monde biblique
César
titre donné à l'empereur romain. À l'époque de Jésus, les Romains étaient l'occupant. Deux empereurs sont cités nommément dans le Nouveau Testament :
Tibère, le successeur d'Auguste sous lequel naquit le Christ, qui régna de 14 à 37 (Lc 3,1). Cette mention historique («l'an quinze du règne de Tibère») bien que fort discutée, est fondamentale pour établir la chronologie de la vie de Jésus.
Claude qui régna de 41 à 54 est cité en Ac 11,28 à propos d'une famine qui sévit dans tout l'empire et en Ac 18,2 à propos de l'édit mentionné par l'historien romain Suétone qui expulsa les juifs de Rome en 49-50.
Néron qui régna de 54 à 68 est l'empereur non nommé devant qui Paul demanda à comparaître (Ac 25,12;26,32;27,24;28,19).
Clopas
ou Cléopas, est un diminutif masculin de Cléopatre. Cité en Lc 24,18, il est vraisemblablement l'époux d'une des saintes femmes citées en Jn 19,25
 David
Fils de Jessé, né à Bethléem, roi du peuple hébreu, qui vivait vers l'an 1000 avant Jésus-Christ. Une prophétie, prononcée du vivant de David ( 2S 7,12), annonçait que le Messie serait issu de sa lignée, d'où l'expression «Fils de David» pour désigner Jésus en Mc 10,47-48 et le Messie en Mc 12,35. Pour cette raison, mais aussi à cause de son histoire personnelle, David est une figure très importante de la Bible, modèle du pouvoir selon la volonté de Dieu. Sous son règne, les douze tribus étaient encore réunies, alors que par la suite elles se séparèrent en deux royaumes autonomes : Israël et Juda. Salomon, l'un de ses fils, lui a succédé sur le trône.
Élie
prophète de l'Ancien Testament, dont le nom signifie «Mon Dieu est YHWH», qui vivait au 9e siècle avant Jésus-Christ et qui a gardé sa foi en Dieu malgré les persécutions. Comme il est monté au ciel au lieu de mourir, enlevé par le Seigneur, les Juifs croyaient qu'il allait revenir sur terre peu de temps avant le Messie ( Mc 9,11-13 et Mt 6,15). Cette conception n'a rien à voir avec la réincarnation, comme on l'affirme parfois. Interrogé sur ce point, Jean le Baptiste nia être Élie ( Jn 1,21). Lorsque Jésus fut transfiguré, il était en compagnie d'Élie et de Moïse, témoins de sa gloire anticipée (Mc 9,4).
Élisabeth
femme du prêtre Zacharie, mère de Jean le Baptiste et vieille cousine de Marie. Elle fut libérée de sa stérilité sur le tard (Lc 1,7-24).
Felix
en latin Antonius Felix, nom du procurateur romain de la Judée et de la Samarie entre 52 et 59. Il épousa Drusille, la plus jeune fille d'Agrippa I et la soeur de Bérénice (Ac 24,24). Pendant son gouvernement Paul demeura prisonnier deux ans à Césarée (Ac 23,33 ; 24,37).
femmes (saintes)
Nom traditionnel donnés aux disciple féminins de Jésus qui l'accompagnèrent durant sa mission. Cinq femmes au moins sont ainsi connues mais il est difficile de savoir si "l'autre Marie" correspond à une seule ou à plusieurs personnes différentes. De plus d'autres femmes, non nommées, ont également suivi Jésus (Lc 8,3 et Mt 27,55 )
  1. Marie de Magdala
    • dans la vie publique : Lc 8,1
    • au pied de la Croix : Mt 27,56 et Mc 15,40 ; Jn 19,25-27
    • lors de l'enseveliisement : Mt 27,61
    • au tombeau vide : Mt 28,1 et Lc 24,10
    • lors de l'apparition du Christ : Jn 20,11
  2. Jeanne, femme de Chouza,intendant d'Hérode
    • dans la vie publique : Lc 8,3
    • au tombeau vide : Lc 24,10
  3. Suzanne
    • dans la vie publique : Lc 8,3
  4. Salomé, mère des fils de Zébédée
    • au pied de la Croix : Mt 27,56 et Mc 15,40
    • au tombeau vide : Mc 16,1
Festus
en latin Porcius Festus, nom du procurateur romain de la Judée et de la Samarie entre 59 et 62. C'est devant son tribunal à Césarée que Paul comparut et ce fut lui qui l'envoya à Rome pour être jugé par l'empereur (Ac 25-26), Néron à cette époque.
Hanne
en hébreu Hanan ben Seth , personnage tout-puissant et chef de la famille des Bene Hanin. Désigné en 6 après Jésus-Christ par Quirinius, gouverneur de Syrie, il succéda comme grand prêtre, à l'âge de 36 ans à son frère Yehosua (Josué ou Jésus) ben Seth. Victime de l'avènement de Tibère à l'empire, il sera destitué en 15 après Jésus-Christ. Mais il saura se concilier les faveurs des procurateurs Valerius Gratius et Ponce Pilate et conserva un grand prestige dans le sanhédrin dont il était peut-être le doyen.Par la suite Hanne saura imposer son fils aîné Eleazar (16-17) puis son gendre Joseph Qayafa (18 - 36 ) - transcrit en Caïphe-. C'est sans doute dans la salle d'audience du Palais Hanin, fouillé jusqu'en 1983, que Jésus fut interrogé par Hanne (Jn 18,13) avant d'être envoyé devant son gendre Caïphe (Jn 18,24). Plus tard, quatre autres de ses fils accéderont également au souverain pontificat :
Hérode (Famille )
généalogie de la famille des Hérode
Nom de plusieurs rois (en vert clair) et tétrarques (en vert foncé) de la Palestine au temps de Jésus dont le premier est Hérode le Grand. Celui-ci, de dix mariages différents, eut quatorze enfants : neuf fils et cinq filles . Voici une présentation très simplifiée de sa famille :

Pour une présentation plus complète, voir le site Historel
régions sous domination des Hérode
Hérode de Chalcis
Petit-fils d'Hérode le Grand et frère du roi Agrippa I, il règna sur le district de Chalcis dans le centre du Liban, au nord de l'Abilène de 41 jusquà sa mort en 48 après Jésus-Christ. Il avait épousé sa nièce Bérénice, la fille de son frère . Nommé inspecteur du Temple avec droit de choisir les grands prêtres, il désignera Ananie en 48.
Hérodiade
Mariée très jeune à Hérode-Philippe (Mc 6,17) (bien que cela soit contesté puisque Philippe est connu comme mari de Salomé mais il a pu avoir plusieurs femmes) par la volonté de son grand-père, elle devint ensuite la maîtresse puis l'épouse d'Hérode Antipas qui n'est autre que le demi-frère de son premier mari. Comme Jean le Baptiste dénonçait cet adultère, elle obtint par un stratagème qu'Hérode Antipas fasse décapiter le prophète et lui apporte sa tête sur un plat (Mc 6,25). Par ailleurs, Hérodiade était elle-même petite-fille d'Hérode le Grand par son père Aristobule, nièce de son premier mari Hérode-Philippe, et nièce de son amant et second mari Hérode Antipas. Elle eut Salomé comme fille de son premier mariage.
hérodien
partisan d'Hérode Antipas, hostile à Jésus.
Hérode-Philippe
Un des fils d'Hérode le Grand (Mc 6 17) et demi-frère d'Hérode Antipas, né de Mariamme, la fille du grand prêtre Simon, il ne participa pas à l'héritage paternel et vécut à Rome. De son mariage avec Hérodiade naquit Salomé (Mt 14,3).
Hérode le Grand
Fondateur de la dynastie hérodienne, né vers 73 avant Jésus-Christ d'un père iduméen et d'une princesse arabe, - et donc considéré comme un demi-juif - il obtint de Rome en 40 avant Jésus-Christ le titre de roi de Judée (Mt 2 1). Manœuvrant avec habileté et férocité, il agrandit ses territoires jusqu'à régner sur toute la Palestine. Son règne amena la prospérité économique et l'expansion politique pendant trente ans. Bien que profondément helléniste de cœur - ses nombreuses constructions à Samarie, à Césarée et à Jéricho le démontrent - il respecta les traditions du peuple juif et décida en 20 avant Jésus-Christ de rebâtir le Temple plus beau qu'il ne l'avait jamais été. Le Mur Occidental (ou des Lamentations) actuel en est l'unique vestige. Il y ajouta à Jérusalem la forteresse Antonia et un palais royal et fit construire également les palais forteresses de Massada, de Macheronte et de l'Herodion. Cruel et sanguinaire, détesté des juifs pieux, il n'hésita pas à massacrer des membres de sa famille, entre autre ses fils Alexandre, Antipater et Aristobule. L'Évangile garde de lui le souvenir du massacre des innocents (Mt 2 16) . Craignant que Jésus ne soit une menace pour son trône, il fit massacrer tous les enfants de moins de deux ans. Hérode mourut à Jéricho peut-être en mars de l'an 4 avant notre ère (des études récentes proposent plutôt en septembre de l'an 2 ou en janvier de l'an 1 avant Jésus-Christ) et fut enterré dans l'Herodion. Sa tombe n'a été découverte qu'en mai 2007, par une équipe d'archéologue de l'Université hébraïque de Jérusalem.
Isaïe
ou Ésaïe, prophète de l'Ancien Testament, qui vivait au 8e siècle avant Jésus-Christ et a annoncé le Christ. Il a connu les campagnes assyriennes contre Juda et Israël. Ses prophéties sont souvent citées par les Évangiles ( Mc 1,2 ; Mc 7,6).
Isaac
fils d'Abraham et de Sarah, père de Jacob. Comme son père, il est cité par Jésus dans sa controverse avec les sadducéens au sujet de la résurrection des morts (Mc 12,26).
Jaïros
un des chefs de la synagogue de Capharnaüm, dont Jésus a rappelé la petite fille à la vie (Mc 5,22).
Jacob
fils d'Isaac. Une vision lui montra une échelle reliant le ciel et la terre, sur laquelle allaient et venaient des anges dans les deux sens. Au cours d'un moment de révolte envers Dieu, il lutta avec un ange avant de demander la fin du combat et la bénédiction de l'ange. Dès lors, il porta le surnom d'Israël, qui signifie «lutteur de Dieu». Jacob eut douze fils, dont sont issues les douze tribus d'Israël.
Jacques
prénom, en hébreu «Ya'aqôb », courant à l'époque de Jésus. Le Nouveau Testament mentionne plusieurs Jacques :
(1) apôtre, frère de Jean, fils de Zébédée, appelé Jacques le Majeur.
(2) autre apôtre, fils d'Alphée, appelé Jacques le Mineur pour ne pas le confondre avec le précédent.
(3) l'un des «frères» de Jésus, avec Joses, Jude  et Simon, appelé Jacques le Juste, chef de l'Eglise de Jérusalem (Ga 1,19) et mort par lapidation en 62 selon la mention de l'historien juif Flavius Josèphe. Cette expression a suscité de nombreuses hypothèses :
  1. Jésus est le seul enfant à Nazareth (Lc 1,34 et Lc 2,41-52 : épisode du recouvrement au Temple où aucun frère n'est mentionné);
  2. ces personnes ne sont jamais présentées comme les fils de Marie, femme de Joseph à l'inverse de Jésus et l'opposition est soulignée en Mc 6,3
  3. où Jésus est désigné comme le fils de Marie
  4. Jésus confie sa mère à Jean et non à ces fils présumés (Jn 19,26-27)
(4) le père de l'apôtre Jude (Lc 6,16)
Jean
(1) l'apôtre, frère de Jacques, fils de Zébédée, surnommé Boanergès et l'évangéliste, vraisemblablement la même personne que le précédent bien que cela soit discuté.
(2) le Baptiste. Un des personnages les plus importants du Nouveau Testament après Pierre et Marie, qui y est cité plus de 90 fois. Fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth (Lc 1,5), sa naissance annoncée par l'ange Gabriel, précéda de peu celle du Christ. Il se retira au désert et baptisa dans le Jourdain tous ceux qui voulaient obtenir le pardon de leurs péchés. À la différence du baptême des Esséniens, il s'agissait d'un rite unique et non quotidien, à caractère eschatologique et engageant dans un changement de vie. Jean le Baptiste proclamait l'arrivée du Royaume des cieux (Mt 3,2), baptisa Jésus (Mt 3,16 -17 ; Mc 1,9) malgré son refus préalable (Mt 3,14) et le désigna comme »l'Agneau de Dieu» (Jn 1,19). Après un ministère d'un à deux ans, il fut emprisonné vers 28 après Jésus-Christ par le tétrarque Hérode Antipas et fut décapité à la demande d'Hérodiade pour avoir critiqué son mariage. L'historien juif Flavius Josèphe (Antiquités juives, 18,1,118-119) situe cet événement dans le palais-forteresse de Machéronte édifié par Hérode le Grand. On le désigne du surnom de Précurseur, celui qui vient avant un autre pour l'annoncer.
(3) l'auteur d'une Apocalypse. Il est probable qu'il s'agit de la même personne que l'apôtre et évangéliste Jean, au moins en tant que garant de l'œuvre.
Jésus
en araméen Yéshûa/Yehoshûa, ce qui signifie «Dieu sauve». C'est la même forme que Josué (Ièsos en est la transcription grecque) et le prénom de Jésus de Nazareth dont la vie nous est connue par les Évangiles et par des allusions chez des auteurs juif (Flavius Josèphe), romains (Tacite, Suétone, Pline le Jeune) et grecs (Lucien, Julien, Hiérocles, Porphyre). Christ ("celui qui a reçu l'onction") est plutôt un titre désignant le Sauveur. Né à Bethléem en Judée sous le règne du roi Hérode le Grand, il vécut avec ses parents, Joseph et Marie, à Nazareth en Galilée pendant une trentaine d'années. Sa vie publique, qui se déroula deux ou trois ans, commença en Galilée autour du lac de Tibériade pour se terminer par sa condamnation à mort à Jérusalem par les autorités juives et romaines. Jésus était un nom courant à l'époque car sept ossuaires à ce nom sont connus à ce jour et les "Jésus, fils de Joseph" étaient également nombreux. La découverte, en 1980 , dans la banlieue sud de Jérusalem ,d'un ossuaire de 60 cm de long, de 25 cm de large et de 30 cm de haut, portant ces noms, n'a donc rien d'extraordinaire. Mais qu'il s'agisse de la famille du Christ est invraisemblable car Joseph et Marie, habitants pauvre de Galilée, n'auraient pu s'offrir ces sépultures, réservées aux familles riches de Judée. Jésus est probablement aussi le prénom de Barabbas (dans certains manuscrits de Mt 27,16), d'un certain Justus en Col 4,11 et du père d'un faux prophète en Ac 13,6.
Joseph
en hébreu «Yôséph('el) », prénom qui signifie «que Dieu ajoute», fort courant à l'époque puisqu'apparaissant dans une centaine d'ossuaire. C'est, entre autre, celui de Caïphe
(1) Époux de Marie, père légal de Jésus-Christ. Joseph, habitant de Nazareth, est descendant de David (Lc 2,4). Selon Mt 13,55 il était charpentier ce qui signifie qu'il construisait des maisons. Il n'est cité que dans les évangiles de l'enfance selon Matthieu et Luc et sans doute était-il mort lors de la vie publique de son fils.
(2) Premier fils du patriarche Jacob et de Rachel.
(3) Notable juif de la ville d'Arimathée, membre du Sanhédrin (Mc 15,42). Homme juste et bon, il ensevelit Jésus dans son propre tombeau qu'il s'était fait creuser (Mt 27,60).
Joses
forme galiléenne de Joseph, l'un des «frères» de Jésus, avec Jacques, Jude, et Simon  (Mt 13,55 ; Mc 6,3) qui parlent également, sans autre précision, de sœurs.
Jude
(1) l'un des apôtres, fils d'un certain Jacques, surnommé Thaddée, dans les évangiles selon Matthieu et Luc.
(2) l'un des «frères» de Jésus, avec Jacques, Joses, et Simon (Mt 13,55 ;Mc 6,3).
Lazare
Forme abrégée d'Eleazar qui signifie «Dieu a aidé». Originaire de Béthanie près de Jérusalem, frère de Marthe et de Marie, il mourut de maladie et fut ressuscité quatre jours plus tard par Jésus dont il était l'ami (Jn 11,1-44). A ne pas confondre avec le personnage de la parabole décrit en Lc 16,19-31.
Lévi
nom d'un percepteur fils d'Alphée, qui, appelé par Jésus, quitta aussitôt son bureau pour le suivre (Mc 2,14). Voir aussi l'apôtre Matthieu.
Lysanias
Tétrarque du petit état d'Abilène, au nord-ouest de Damas (Lc 3 1) mort vers 37 après Jésus-Christ. Son fils et successeur, Zénodore, est mentionné dans une inscription trouvée à Baalbeck au Liban et une seconde inscription, trouvée sur le site même d'Abila et datée du règne de Tibère le mentionne directement : «... Nymphaios, affranchi du tétrarque Lysanias, a fondé et fait établir la route, construire le temple...»
Marie
Prénom, en hébreu «Miryâm », le plus courant à l'époque de Jésus. Le Nouveau Testament mentionne plusieurs Marie :
(1) Marie mère de Jésus. Femme originaire de Nazareth en Galilée, épouse de Joseph et cousine d'Élisabeth, la mère de Jeanle Baptiste. Elle n'est citée qu'une seule fois dans l'évangile de Marc (6,3) qui ne possède pas de récit de l'enfance du Christ et rarement citée par les autres évangiles : aux noces de Cana (Jn 2,1-11) ; aux pieds de la croix (Jn 19,25) et attendant, au milieu des apôtres, la venue de l'Esprit-Saint à la Pentecôte (Ac 1,14).
(2) Mère de Jacques et de Joses, appelés «frères du Seigneur» (Mc 15,40 ; 15,47 ; 16,1), présente elle aussi à la mort et à la mise au tombeau de Jésus.
(3) Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare. Modèle de contemplation, elle mit un parfum précieux sur les pieds de Jésus, les essuya avec ses cheveux (Jn 12,2-3) et écoutait attentivement l'enseignement de Jésus (Lc 10,39). La tradition latine, depuis Grégoire le Grand, l'a confondu avec la femme pécheresse anonyme qui elle aussi versa à Béthanie un parfum précieux sur les pieds de Jésus (Lc 7,37-38) ou avec Marie de Magdala alors que la tradition grecque, à l'exception d'Origène, a toujours distingué les trois femmes. Cette dernière opinion est défendue à juste titre par Bossuet dans son étude «Les trois Magdelènes» ainsi que par la critique moderne.
(4) Marie de Magdala : femme guérie par Jésus car elle était possédée (Lc 8,2). Elle était présente à la mort (Mc 15,40 et Mt 27,56) et à la mise au tombeau de Jésus (Mc 15,47 et Mt 28,1). Elle fut la première femme à rencontrer Jésus ressuscité (Jn 20,11-18) et sa mission consista à annoncer l'événement. Le nom de Madgaléenne (habitante de Magdala) a donné lieu au prénom Madeleine. La vie de Marie de Magdala a connu des développements étonnants mais étrangers à la révélation biblique. Elle a traditionnellement été considérée comme une prostituée, en particulier dans les arts alors que l'évangile (Lc 8,2) dit seulement que "Jésus avait chassé d'elle sept démons". Les gnostiques dans l'évangile de Thomas et l'évangile apocryphe de Marie l'ont considérée comme le disciple par excellence à qui Jésus aurait révélé tous les secrets. Enfin, des interprétations féministes récentes reprises dans des oeuvres à succès la présente comme la compagne voire l'épouse de Jésus dont elle aurait même eu un enfant. Toutes ces interprétations postérieures sont sans aucun fondement.
Marthe
Sœur de Marie de Béthanie et deLazare. Symbole d'activité, elle s'appliquait aux travaux du ménage (Lc 10,40) pendant que sa sœur écoutait l'enseignement de Jésus.
Moïse
prophète choisi par Dieu pour libérer le peuple hébreu esclave en Égypte. À la fois guide et législateur, il conduisit les Hébreux à travers le désert jusqu'à l'entrée de la Terre promise. Il est souvent cité dans les évangiles en relation avec la Loi (Mc 1,44 ; 7,10). Lorsque Jésus fut transfiguré, il était en compagnie d'Élie et de Moïse, témoins de sa gloire anticipée (Mc 9,4).
Nicodème
Ce nom grec qui signifie «vainqueur du peuple» désigne un docteur de la Loi, pharisien, probablement membre du Sanhédrin (Jn 3,1). Il est mentionné sous le nom de «fils de Gorion» , en hébreu "Naqdimon ben Gorion" dans les sources rabbiniques comme un des habitants les plus riches de Jérusalem. Lors de la guerre de 70 après Jésus-Christ, les insurgés incendièrent ses réserves de blé.
Philippe
(1) l'apôtre.
(2) demi-frère d'Hérode Antipas, fils d'Hérode le Grand, mari d'Hérodiade. Il régna dans sa capitale Césarée de Philippe (Mc 8,27) avec le titre de tétrarque, de 4 avant Jésus-Christ à 34 après Jésus-Christ, sur les districts du nord : Batanée, Trachonitide, Auranitide. ( Lc 3 1). Il épousa sur le tard Salomé, fille de son demi-frère Hérode-Philippe et d'Hérodiade ( Mt 14 3). Ce fut lui aussi un bâtisseur (Mt 16 13). A sa mort sa tétrarchie fut rattachée à la province romaine de Syrie puis donnée par l'empereur Caligula à Hérode-Agrippa I (37-44 ).
Pilate
en latin Pontius Pilatus, gouverneur de l'ensemble constitué par la Judée, la Samarie et l'Idumée au temps de Jésus (26 -36) avec le titre de procurateur (Lc 3,1 ; Jn 18,28 ; Flavius Josèphe ; Tacite) ou de préfet, selon une inscription trouvée dans les fouilles du théâtre de Césarée en 1961. Il n'y a pas de contradiction, le premier terme insistant davantage sur la subordination du gouverneur au légat de Syrie, le second sur la délégation directe de pouvoir par l'empereur et non par le sénat. Les chefs juifs du sanhédrin qui avaient arrêté Jésus ne pouvaient, selon la loi de l'occupant romain, procéder eux-mêmes à la mise à mort (Jn 18,31) qu'ils avaient prononcées. C'est donc à leur demande que Pilate a condamné Jésus à être crucifié. Ce fut un administrateur dur, méprisant les juifs - il pilla le trésor du Temple - qui le lui rendaient bien : Flavius Josèphe et Philon le critiquent violemment. Il n'hésita pas à recourir à la manière forte envers toute menace contre son autorité (Lc 13,11 : l'épisode du massacre de pèlerins galiléens). Ce fut d'ailleurs pour avoir fait exécuter des samaritains dans une autre affaire qu'il fut destitué de ses fonctions en 36 et rappelé à Rome pour s'expliquer. On perd alors sa trace. Mais son attitude générale ne s'oppose pas nécessairement à la compréhension que Pilate manifeste dans les évangiles (Mc 15,10-12 ; Lc 23,14 et 13 ) envers la personne individuelle de Jésus. Soucieux de ne pas avoir de problème avec l'autorité impériale après la chute de Séjan, ancien favori de Tibère et son protecteur, il se réfugia dans la lâcheté et le désintérêt (Mt 27,24).
Rufus
fils de Simon de Cyrène qui fut réquisitionné pour aider Jésus à porter sa croix et frère d'Alexandre (Mc 15,21).
Quirinius
En latin P.Sulpicius Quirinius. Nom d'un imprtant sénateur romain à la carrière politique bien remplie : gouverneur de Cyrénaïque en 14 avant Jésus-Christ, consul en 12, proconsul d'Asie approximativement entre 1 avant et 1 après Jésus-Christ, conseiller à la même époque du jeune Caïus Caesar, héritier d'Auguste, légat de Syrie entre 5 et 8 après Jésus-Christ. Il est cité par l'historien romain Tacite, par Luc (2,1-2) mentionnant un premier recensement avant la naissance du Christ et par l'historien juif Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs, VII, 8 : "Judas qui avait persuadé les juifs de refuser les registres de contribution lorsque Quirinius avait été envoyé en Judée pour établir le cens " (en 6 après Jésus-Christ, après la déposition d'Archelaus ?). Mais le même Joseph au chapitre II,8 parle du gouverneur Coponius à propos de ces événements. De plus une inscription trouvée à Tivoli en Italie qui mentionne la carrière d'un personnage dont le nom manque mais qui aurait été nommé deux fois légat de Syrie, permet d'affirmer avec vraisemblance mais sans certitude que Quirinius fut également gouverneur de Syrie entre 4 et 2 avant Jésus-christ environ. Ces témoignages apparemment contradictoires ont provoqué de nombreux débats qui seront discutés plus tard.
Salomé
(1) l'une des femmes qui assistèrent à la crucifixion de Jésus et son ensevelissement. Elle fut aussi de celles qui constatèrent le tombeau vide au matin de la résurrection de Jésus (Mc 15,40 ; 16,1). Elle peut être identifiée à la mère du fils de Zébédée (Mt 27,56).
(2) fille d'Hérodiade qui, à la demande de sa mère, dansa devant son père Hérode Antipas pour obtenir de lui la tête de Jean le Baptiste (Mc 6,25). Elle épousa Philippe le tétrarque.
(3) soeur d'Hérode le Grand qui reçut en héritage les cités d'Ashod en Philistie, de Jamnia sur la côte et de Phasaelis dans la basse vallée du Jourdain. A sa mort, en 10 après Jésus-Christ, elle remit ses possessions à Livie, la femme de l'empereur Auguste.
Satan
Son nom signifie en hébreu «adversaire». C'est une créature révoltée contre Dieu et qui s'oppose aux projets de Dieu et au salut des hommes : voir la tentation de Jésus (Mc 1,13), le chef des démons (Mc 3,23 et 26) et sa possession de Pierre (Mc 8,33).
Simon
prénom courant à l'époque de Jésus. Le Nouveau Testament mentionne plusieurs Simon :
(1) Simon, surnommé Pierre, l'apôtre.
(2) Simon, surnommé le Zélote ou le Cananéen, apôtre (Mc 3,18).
(3) l'un des «frères» de Jésus, avec Jacques , Joses et Jude  (Mc 6,3 ; Mt 13,55). Selon Hégésippe, écrivain du 2ème siècle cité par Eusèbe, Histoire Ecclésiastique, 4,22,4, il était le cousin du Christ et succéda à son frère Jacques comme chef de l'église de Jérusalem.
(4) un lépreux habitant Béthanie à qui Jésus rendit visite (Mc 14,3)
(5) un pharisien qui invita Jésus à prendre un repas avec lui (Lc 7,36 et 40).
(6) Simon de Cyrène, qui fut réquisitionné pour aider Jésus à porter sa croix (Mc 15,21).
(7) le père de Judas Iscariote (Jn 6,71)
Tétrarque
Titre honorifique donné au gouverneur d'un quart de région, que la division en quatre parties fut réelle ou non. Il fut accordé par les Romains à deux des fils d'Hérode, Antipas et Philippe ainsi qu'à Lysanias. Bien que prince subalterne, l'autorité d'un tétrarque envers ses sujets était presque égale à celle d'un monarque.
Théophile
En grec "ami de Dieu". Nom du grand prêtre en charge de 37 à 41, fils d'Hanne et beau-frère de Caïphe, membre d'une des plus riches familles juives de l'époque. Un de ses fils, Matthias sera l'avant-dernier grand prêtre avant la destruction du Temple par les Romains et un autre de ses fils, Jonathan eut une fille nommée Yohanah (Jeanne) comme l'indique l'inscription trouvée en 1986 dans un ossuaire près de Jérusalem qui se lit : "Yohanah fille de Yohanan fils de Théophile le grand prêtre." Une hypothèse déjà ancienne mais reprise récemment l'identifie au personnage du même nom cité en Lc 1,3 et Ac 1,1 pour les raisons suivantes :
Timée
père de Bartimée (Mc 10,46).
Zébédée
Pêcheur du lac de Galilée (Mc 1,19-20), père des apôtres Jacques et Jean, surnommés par Jésus Boanerges (Mc 3,17), «fils du tonnerre», sans doute en raison de leur caractère impulsif. Ne pas confondre ce Jacques avec l'autre, fils d'Alphée.

Auteur : Fernand LEMOINE 

©  EBIOR, 03/06/2007

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