GLOSSAIRE GÉOGRAPHIQUE DU NOUVEAU TESTAMENT
Glossaire géographique du Nouveau Testament
- Abilène (*)
- Petit territoire au nord de la Palestine,
sur le versant est de l’Anti-Liban, plus précisément au nord-ouest de
Damas, dont la capitale était Abila depuis 34 avant Jésus-Christ.
Gouverné au temps de Jésus par le tétrarque
Lysanias (Lc
3 1), il fut plus tard attribué au roi Agrippa II (
Ac 25 13) puis incorporé dans la province romaine
de Syrie
- Achaïe
- Nom de la Grèce depuis la réorganisation de l'empereur
Auguste en 27
avant Jésus-Christ. C'est une province sénatoriale (Rm
15,26) dirigée par un proconsul, ancien prêteur. Un d'entre
eux est GALLION, le frère de l'écrivain Sénèque, cité à la fois en
Ac
18,12 et sur une inscription découverte à Delphes,
qui permet de dater sa charge de 51 à 52 après Jésus-Christ. Les villes
les plus importantes étaient Corinthe,
la capitale administrative et
commerciale ainsi qu'Athènes
qui restait un centre intellectuel
important et prestigieux.
- Antioche
- (1) Capitale
de la province romaine de Syrie souvent citée dans les Actes
des Apôtres ( 6,5
;
11,19
à 22; 13,1
; 14,21
; 15,22
; 15,30;
18,22)
ainsi qu'en 2
Tm 3,11. Siège du légat impérial ancien consul,
comme Quirinus, ce grand centre commercial et culturel, situé à 500
kilomètres au nord de Jérusalem, constituait par sa
population la troisième ville de l'empire après Rome et Alexandrie. Des
populations très diverses, syriennes, juives, grecques et romaines s'y
côtoyaient. C'est à Antioche que fut fondée la première communauté
mixte, composée de juifs et de païens et c'est dans cette ville que les
disciples de Jésus, appelés jusqu'alors nazaréens, furent désignés sous
le nom de chrétiens, sans doute par les païens (Ac
11,26). Des émeutes anti-juives très violentes s'y
produisirent en 39-40 et 67 après Jésus-Christ.
- (2) Ancienne
colonie de vétérans (militaires en retraite) romains, située en
Pisidie, région au centre
de l'Asie mineure actuelle et rattachée à la
province romaine de Galatie.
Elle fut évangélisée par Paul
et Barnabé (Ac
13,14 et 14,21).
- Arimathée (*)
- Ou Arimathie. Petite localité de Judée
située à environ 35 km au nord-ouest de Jérusalem.
Lieu d'origine d'un certain Joseph,
qui ensevelit Jésus (Mt
27,57).
- Arabie
- Nom donné dans l'antiquité à toute la région située entre
la mer Rouge et l'Euphrate, de nature semi désertique mais
comportant également des oasis et des routes commerciales. Elle est
habitée depuis le IIIème voire le Vème siècle avant Jésus-Christ par
les Nabatéens, peuple arabe utilisant la langue et l'alphabet araméen,
avec quelques variantes, comme moyen de communication. Leur territoire,
devenu vassal de Rome, s'étend depuis Damas
vers le Nord,
jusqu'à Leukè Komè et Hégra vers le sud dans le Hedjaj, et jusqu'au
Nefoud vers l'ouest dans l'actuelle Arabie Saoudite. Leur capitale,
Petra, à 180 kilomètres seulement au sud de
Jérusalem, est en partie creusée dans le roc. Lors de son apogée sous
les règnes d'OBODAS III( ~30 - ~9 ) et ARETAS IV (~9-40), elle
atteignit de 20 à 40 000 habitants. De Petra, les routes commerciales
continuaient vers Gaza sur
la côte et vers Damas au nord. Maître du commerce des produits de luxe
provenant d'Orient (épices de l'Inde, soie de Chine, perles de la mer
rouge, encens du royaume de Saba au Yémen), les rois nabatéens
entrèrent souvent en conflit avec les rois juifs, en particulier OBODAS
I contre ALEXANDRE JAMNÉE en ~93-~90 et MALICHOS I contre HÉRODE LE
GRAND en ~32. Les Arabes et leurs pays sont cités en Ac
2,11 et en
Ga
1,17 ainsi que leur roi ARETAS IV, beau-père
d'Hérode le Grand
en 2
Co 11,32.
- Athènes
- A l'époque romaine, Athènes, sans être la capitale de la
Grèce, restait un grand centre culturel, célèbre par ses écoles
philosophiques: stoïcisme, épicurisme, platonisme et aristotélisme. Les
gens riches, y compris de jeunes romains y venaient parfaire leurs
études. Autour de la célèbre colline de l'Acropole où se dressait le
Parthénon, temple du Vème siècle avant Jésus-Christ, s'étendaient vers
le nord l'agora ou place du marché, où les gens se promenaient et
discutaient (Ac
17,17) et vers le nord-ouest, la colline de
Mars-Arès ou Aréopage où se réunissaient le conseil et tribunal du même
nom. C'est devant cette assemblée (Ac
17,22) que Paul
parla du "dieu inconnu",
créateur
du monde et Père de tous les hommes. Les fouilles modernes ont mis à
jour l'agora et les trente-cinq marches en pierre, taillées dans le
roc, qui conduisaient à la colline de l'Aréopage.
- Asie
-

- Nom de la province sénatoriale du même nom (Ac
20,16), créée en 133 avant Jésus-Christ et dirigée
par un proconsul, ancien consul de haut rang. Son territoire, à l'Ouest
et au sud-ouest de l'Asie mineure actuelle, se constituait de l'Ionie,
de la Troade, de la Mysie, de la Lydie, de la Carie et de la
Phrygie. Il était fort urbanisé et comprenait une centaine de villes.
Sept d'entre elles sont mentionnées dans l'Apocalypse :
- Éphèse, la
capitale ( Ap
1,11);
- Smyrne (Ap 2,8);
- Pergame (Ap
2,12);
- Thyatire (Ap
2,18);
- Sardes (Ap
3,1);
- Philadelphie (Ap
3,7);
- et Laodicée (Ap 3,4).
- Auranitide
-

-
- Région appartenant au tétrarque Philippe,
actuellement appelée Hauran et constituant une région volcanique fort
fertile et peuplée dans le sud-est de la Syrie actuelle, en dessous de
la Trachonitide. Sa
ville la plus importante, Bostra, deviendra au IIème siècle la capitale
de la province romaine d’Arabie.
- Batanée
- Région au sud-est du lac
de Galilée appartenant au tétrarque Philippe,
actuellement appelée Ard-el-Bathanyeh et où subsistent intacts de
nombreuses cités inhabitées aux murs massifs et impressionnants. Sa
frontière sud est formée par le torrent du Yarmuk et elle se situe sur
la route des pèlerins qui se rendent à Jérusalem en venant de Babylone.
Deux endroits sont à signaler : la ville de Béthanie
et le village de Kochaba (« le
village de l’étoile »),
où vivait, selon
JULES l’Africain (vers 200 après Jésus-Christ), un clan davidique de
retour d’exil de Babylone, appelé les Nazoréens. La Batanée était donc
habitée par des juifs babyloniens, excellents soldats (cf. Lc 3,14 :
les militaires venus se faire baptiser) ce qui justifie l’expression «
Judée au-delà du
Jourdain « de Mt
19,1 et Mc
10,1 au sens de « pays
des
juifs ». Á l’époque de Jésus, le chef de cette région, le
prince
YAKIMOS, vivait en bonne relation avec le tétrarque Philippe (Josèphe,
Antiquités juives, 17,23-31).
- Béthanie
-
(1) (*) village
de Judée, situé au-delà du mont des Oliviers en bordure de
la route de Jéricho, à l'est de Jérusalem (Mc
11,1) et à une distance de 15 stades (Jn
11,18) soit environ deux ou trois kilomètres. Au
cours d'un repas que Jésus y prenait dans la maison de Simon le
lépreux, une femme versa sur lui un flacon de parfum précieux (Mt
26,6). L'Évangile selon Jean (12,1)
rapporte qu'à Béthanie habitaient trois frère et sœurs amis de Jésus:
Lazare, Marthe et Marie (ne pas confondre Marie de Béthanie avec les
autres Marie). Le nom arabe actuel (El-Azarieth) et le tombeau dit de
Lazare mentionné au moins depuis Origène (185 – 254) mais situé
sans preuve rappellent encore aujourd’hui que c’est dans
cette ville que Jésus ressuscita Lazare (Jn 11,1-44) et qu’il
y
rencontra les deux sœurs.
Cette tombe dite de Lazare, creusée
dans le roc et situés sous une église, devait avoir à l’origine une
porte au niveau du sol. Aujourd’hui celle-ci est fermée et c’est par un
escalier de vingt-deux marches qu’on y accède.
-
C’est là également que Jésus passa la nuit (Mc
11,11) avant son entrée triomphale à Jérusalem et
c’est dans ses environs également qu’eut lieu l’Ascension (Lc
24,50)
-
(2) (?) Ville
de Batanée, plutôt que de Pérée, au-delà du Jourdain où Jean le Baptiste
exerçait son ministère (Jn
1,38), sans doute au bord du torrent du
Karit, à identifier avec le Yarmuk. C’est la localisation retenue par
EGERIE lors de son pèlerinage en 384 après Jésus-Christ et par des
interprétations récentes. Son autre nom d’Ecbatane signifie qu’un clan
juif, revenu de Babylone et de Perse pour pacifier la Batanée
à la demande d’Hérode le Grand, y habitait.
- Bethléem
(*)
76
-

- Littéralement " la
maison du pain ".
Petit village de Judée situé
à environ dix kilomètres au sud de Jérusalem,
sur la route d’Hébron qui est célèbre comme patrie de David (1S
16,4) qui y naquit, y passa son enfance
et y reçut l'onction royale des mains du prophète Samuel , comme lieu
de la mort de Rachel en donnant naissance à son fils Benjamin, comme
lieu de rencontre entre Ruth et Booz (Rt 2,4) et
comme lieu de naissance du Messie annoncé par le prophète Michée (5,1).
Mais c'est surtout le lieu de la naissance du Christ (Lc 2,4),
dans une grotte déjà citée par Justin, martyr en 165, plutôt que dans
l'étable de la tradition occidentale. C’est sur celle-ci, recouverte
d'un bois sacré par l'empereur Hadrien en 135 après Jésus-Christ que
l’empereur Constantin en 328-330 fit construire la basilique de la
Nativité. Celle-ci fut incendiée en 529 et rebâtie par Justinien
(527-565) sous la forme qui existe toujours actuellement.
L’aspect extérieur est celui d’une forteresse dont l’entrée, plusieurs
fois rétrécie jusqu’à 1,2 mètre de hauteur, oblige tout homme à se
courber pour y pénétrer (« Porte
dite de l’Humilité ») . En forme de
croix de 60 m de long sur 30 m de large, la basilique est divisée en
cinq nefs par quatre rangées de colonnes et des mosaïques du IV ème
siècle sont visibles sous le pavement actuel. A l‘extrémité orientale
du chœur se trouve un escalier qui conduit jusqu’à la grotte de la
Nativité (en orange sur le dessin), à six mètres sous le niveau du sol
de l’église, transformée en une chapelle de douze mètres sur trois
environ. Une étoile d'argent à quatorze branches et une inscription
latine y rappellent l’Incarnation du Christ (Lc 2,7).
(Hic de Maria Virgine
Iesus Christus natus est - Jésus Christ naquit
ici de la Vierge Marie). En contrebas, une petite chapelle
contient une
sorte de mangeoire qui serait l’endroit où Marie déposa son fils.
- A un kilomètre de Bethléem, à Beith Sahour ("le village des
pasteurs") ont été construites une église franciscaine et
une église
grecque orthodoxe qui commémorent l'Annonciation aux
bergers (Lc 2,8-14)
78
- Bethphagé (*)
- Hameau de Judée,
situé à proximité de Jérusalem,
entre le mont des Oliviers (Mc
11,1) et Béthanie.
Jésus y envoya chercher un ânon pour son entrée à Jérusalem (Mt
21,1).
- Bethsaïda (*)
- Littéralement " le lieu de la pêche ".
Village de la Gaulanitide situé dans une plaine de trois kilomètres de
long au bord du lac de Galilée,
sur la rive nord, à deux kilomètres environ à l’est du point où le
Jourdain pénètre dans le
lac. En l’honneur de Julie, la fille de l’empereur Auguste, le
tétrarque Philippe
la transforma en une cité du nom de Julias. (JOSEPHE, Antiquités
juives,18,28).
- Jésus y guérit un aveugle (Mc
8,22) et accomplit dans ses environs la seconde
multiplication des pains (Lc
9,10), peut-être sur la colline de Tell Hadar, à
trois kilomètres au nord de Kursi.
- C’est aussi le lieu de naissance des premiers
disciples : André,
Pierre et Philippe. Avec Corozaïn et Capharnaüm (Mt
11,23), ce village est l’objet de sévères reproches
de la part de Jésus (Mt
11,21).
- Cana (?)
- Petit village de Galilée
à la localisation discutée : Khirbet Qana, monticule situé à
14 kilomètres au nord de Nazareth ou plus habituellement le village de
Kafr Cana sur la route qui mène de Nazareth,
à sept kilomètres au nord-est vers Tibériade
à l’est. C’est là qu’eut lieu le premier miracle et signe de Jésus lors
d’un mariage décrit en Jn
2,1-12
ainsi que la guérison du fils du fonctionnaire royal qui était malade à
Capharnaüm (Jn 1,45-49). Cana est également le lieu
de naissance de l'apôtre Nathanaël qui doutait que le Messie puisse
venir de Nazareth.
- Capharnaüm (*)
- Nom d'un ville de Galilée,
situé à quatre kilomètres à l’ouest de l'embouchure du Jourdain dans le lac de Galilée et à 145
kilomètres au nord de Jérusalem,
à la population estimée à 1000 ou 1500 habitants. Quand Jésus quitta Nazareth, il choisit ce lieu où Pierre avait sa
maison (Mc 2,3
- Mt
8,14) comme lieu de résidence pendant près de deux
ans. Jésus s’y sentait si bien que les évangiles en parlent comme si
c’était sa propre maison ("sa
ville" en Mt 9,1) .
- C’est là également que Jésus enseigna dans la synagogue (Mc
1,21), qu’il guérit un lépreux (Mt 8,2-4)
et la belle-mère de Pierre (Mt 8,14-15), qu’il
rendit aux siens un possédé muet (Mt 9,32-34), qu’il
arracha à la mort la petite fille de Jaïre, un des chefs de la
synagogue, qu’il guérit la femme souffrant d’hémorragies (Mt
9,20-22) ainsi que deux aveugles (Mt 9,27-31),
un homme à la main desséchée (Mt 12,9) et le
paralytique qui se remit à marcher (Mt 9,2).
Le centurion qui demanda à Jésus de guérir son serviteur y habitait
également (Lc 7,1)
Un bureau de douane où se tenait le futur apôtre Matthieu (9,9)
se trouvait également dans ce lieu de passage fréquenté. Et pourtant,
avec Béthsaïda et Corozaïn, cette ville est
l’objet de sévères reproches de la part de Jésus (Mt
11,21) pour leur incrédulité : il n’en reste
aujourd’hui qu’un champ de ruines.
- Les fouilles ont permis de dégager une synagogue,
une des mieux conservées de Galilée.
Bâtie au IIIème siècle, elle forme un vaste quadrilatère de 24 x 16
mètres, de style gréco-romain et orienté vers Jérusalem. Elle se trouve
sans doute sur le site de celle qui existait au temps de Jésus (Lc
4,33) et qui est reste visible grâce à son
soubassement en basalte noir. Elle aurait été bâtie par ce même
centurion (Lc 7,5). A cent mètres de là une
structure du Ier siècle fut identifiée à la maison
de Pierre depuis les fouilles de 1968. Agrandie et entourée d’une
enceinte sacrée au IVème siècle, celle-ci fut transformée en une
basilique byzantine octogonale aux nombreux graffiti en plusieurs
langues : grec, syriaque, araméen.
Une basilique ultramoderne recouvre tous ces vestiges sans les cacher.
- Des fouilles récentes ont également découvert l’existence
d’une garnison de mercenaires païens, des Phrygiens et des gaulois et
non des Romains, dirigés par un commandant au service d’Hérode Antipas.
Ils habitaient un quartier en-dehors de la ville, équipé de bains
romains typiques et étaient donc impurs aux yeux des juifs. Ceci
explique la demande du centurion en Lc 7,6-7 : il
ne veut pas que Jésus se souille à son contact. Son rôle était de
protéger les publicains chargés de la perception des taxe ainsi que
l’important centre de communication qu’était Capharnaüm sur la Via
Maris.
- Césarée
-
(1) Nom d'une immense
cité
portuaire (une centaine d'hectares) construite au bord de la
Méditerranée par le roi Hérode
le Grand
entre 22 et 10 avant Jésus-Christ, à 90 kilomètres au nord-ouest de Jérusalem.
Elle est également appelée Césarée Maritime.
- Hérode transforma un ancien site peu développé, la
Tour de
Straton, pour en faire le plus grand complexe portuaire de son royaume
et même de toute la région, grâce à de gigantesques
infrastructures artificielles en pleine mer. Hérode y fit batir un
hippodrome, un théâtre, un amphithéâtre, un palais et un temple
d'Auguste et de Rome destiné au culte impérial. Plus tard, la ville
devint une colonie romaine, situation rare en
Orient, la
capitale
administrative de la province de Judée
au sens administratif (sauf sous le règne d'Agrippa I entre
41 et 44) et la résidence habituelle du procurateur romain –
on a
retrouvé en 1961 dans le théâtre de Césarée une inscription au nom de Ponce-Pilate, préfet de
Judée. Sa population fort mélangée comptait un plus grand nombre de
païens que de juifs. De nombreux conflits éclatèrent entre les deux
groupes, en particulier sius le procurateur Felix. En 61 après,
Jésus-Christ, l'empereur Néron priva les juifs de leurs droits et en 66
après Jésus-Christ, ceux-ci furent massacrés pa les non-juifs,
20000 selon Josèphe, Guerre des Juifs,2,457). Ce fut le début de la
grande insurrection. Antioche est citée lors de l’épisode du
centurion
Corneille, païen craignant Dieu qui rencontra Pierre (Ac
10,1) et comme point de débarquement de Paul (Ac
18,22). Les vestiges de l'aqueduc romain y sont
encore visibles aujourd'hui
-
(2) (*) Une autre ville,
située à 46 km à l'est de Tyr au
pied du Mont Hermon, le plus haut sommet de toute la région (2780 m) et
à plus de 520 mètres au-dessus du lac de Tibériade, dans un site très
fertile près de la source orientale du Jourdain.Elle
est également appelée Césarée de Philippe.
- Hérode
le Grand y fit construire vers 20 avant Jésus-Christ un
temple en l'honneur d'Auguste comme à Césarée
Maritime et à Samarie-Sebasté.
Ce
fut également la capitale de son fils, le tétrarque Philippe qui
l’agrandit vers 3-2 avant Jésus-Christ et la rebaptisa en l’honneur du
même empereur César Auguste. C’est dans ses environs que Pierre
professa sa foi (Mc
8,27 ; Mt 16,16) à la demande de Jésus. qui lui
adressa ensuite la fameuse injonction "Tu es Pierre et sur cette Pierre
, je bâtirai mon église." (Mt 16,18).
-
Cette cité s’appelle aujourd’hui Banyas, nom arabe de la ville
hellénistique de Paneas qui tire son nom d'une grotte dédiée à Pan, le
dieu grec de la nature, où se trouvaient les sources du Jourdain. Par
la suite, le nom ancien de Paeneas remplaça celui de Philippe et la
population non juive continua d'y être majoritaire.
- L’historien de l’Église, EUSEBE de Césarée
(265-340) rapporte dans son Histoire Ecclésiastique,7,18 qu’il a vu
dans cette ville la maison et la statue de la femme souffrant
d’hémorragies qui avait été guérie par Jésus (Mc 5,24-27). Aux yeux des
juifs, elle devait doublement être impure, comme païenne et pour ses
pertes de sang.
- Chypre
-
Ile de la mer Méditerranée, qui apparaît en Ac
4,36 ; 11,19-20 ;
13,
4 (lieu de la première mission de Paul) ;
15,39 ;
21,3
(troisième mission de Paul)
et
27,4.
Cette province sénatoriale romaine dirigée par un proconsul comportait
deux cités importantes, Salamine, port en relation avec la Syrie (Ac
13,4) et Papphos (Ac
13,6), où siégeait le gouverneur. L'île présentait
des liens étroits acec la dynastie hérodienne. Grâce à la faveur de
l'empereur Auguste, Hérode le Grand reçut une partie des revenus des
mines de cuivre de Chypre. L’importante
colonie juive de Chypre dont est issu Barnabé (Ac
4,36) subit sous Trajan le même sort que celle de Cyrène.
- Cilicie
-
Région du sud-est de l'Asie mineure, bordée à l'ouest par la Pamphylie
et la Pisidie, au nord par
la Lycaonie et à l'est par
la Syrie.
Paul était
originaire de Tarse (Ac
9,11), capitale de la Cilicie, ville
importante et célèbre (Ac
21,39) par son activité intellectuelle
- Corozaïn (*)
- Ou Chorozaïn. Petite village de Capharnaüm. Une plus petite
synagogue y a été découverte ainsi qu’une chaise d’honneur en pierre,
au dossier surélevé, qui doit correspondre à la chaire de Moïse citée
en Mt
23,2. Avec
Béthsaïda et
Capharnaüm (Mt
11,23), il est l’objet de sévères reproches de la
part de Jésus (Mt
11,21).
- Corinthe
- Citée en Ac
18,1 ; 1Co
1,2; 2Co
1,23 et 2Tm
4,20, la capitale de l'Achaïe est située sur
l'isthme de 6,5 kilomètres de long qui relie le Péloponnèse au reste de
la Grèce. Ses deux ports, Cenchrées à l'est et Lechée à l'ouest en font
le plus grand centre commercial grec. Paul
arriva à Corinthe en l'an 52
sous le proconsulat de GALLION et y demeura environ un an et demi,
fondant une communauté chrétienne à laquelle il adressa plus tard deux
lettres célèbres. Les fouilles de la fin du XIXème siècle ont mis à
jour l'agora ou place du marché, l'estrade du tribunal ou Paul a
comparu sans doute devant GALLION ainsi que deux inscriptions, l'une
mentionnant sur un linteau de porte "la synagogue des hébreux"
(Ac
18,17), l'autre un certain ÉRASTE qui est peut-être
le trésorier cité en Rm
16,23.
- Cyrène (*)
- Cette ville d'Afrique du Nord, située à l'ouest du delta du
Nil en Lybie (Ac
2,10), est la capitale de la province romaine
sénatoriale de Cyrénaïque. Elle comptait depuis le IIIème
siècle avant Jésus-Christ une communauté juive importante et influente.
Les Juifs cyrénéens avaient une synagogue à Jérusalem
(Ac
6,9). Cyrène était également la localité d'origine
d'un certain Simon, qui fut réquisitionné (Mc
15,21) pour aider Jésus à porter sa croix.
Outre Simon, des juifs de Cyrène habitaient à Jérusalem (Ac
2,10 ; 6,9)
et à Antioche (
Ac
11,20 ;
13,1).
- Deux insurrections juives anti-romaines se produisirent à Cyrène en 70
et en 115-117 après Jésus-Christ.
- Damas
- Parfois considérée comme la plus vieille ville du monde
habitée sans interruption, Damas, située dans une immense oasis à 700
mètres au-dessus du niveau de la mer, fut la capitale de la Syrie avant
la fondation d'Antioche
par les rois grecs séleucides au III ème siècle avant Jésus-Christ.
- A
la période romaine elle fut parfois englobée dans la Décapole et même
contrôlée temporairement par ARETAS III (~84 - ~62) , le roi nabatéen.
Son successeur ARETAS IV, sans l'occuper nécessairement, y tenait un
rôle important à l'époque de Paul
(
2Co
11,32) puisqu'il voulut s'emparer de lui.
- La ville
est également citée lors de la conversion de l'apôtres des gentils en
Ac
9,2-3; 9,22;
26,12
ainsi qu'en Ga
1,17. Au coeur de la vieille ville subsiste encore
aujourd'hui la Rue Droite citée en Ac
9,11 même si elle est plus étroite actuellement et
située plus haut que dans l'antiquité. On y voit, à cinq mètres de
profondeur, une chapelle qui pourrait être la maison d'ANANIAS qui
accueillit Paul lors de sa cécité temporaire. (Ac
9,10)
- Au début de la grande révolte, plus de dix mille juifs de
Damas furent massacrés par la population non-juive. (Flavius JOSEPHE,
Guerre des Juifs,2, 561).
- Décapole (*)
-

- District ne faisant pas partie de la Palestine et comprenant
traditionnellement dix villes (en grec "deka polis"),
situées
principalement à l'est du Jourdain :
du nord au sud, Hippos, Gadara (Mt
8,28), Scythopolis (par exception à l’ouest du
Jourdain), Pella, Gerasa (Mc 5,1),
Philadelphie, l’actuelle Aman, capitale de la Jordanie ainsi que
d’autres villes au nord-est moins connues en lettres capitales sur la
carte
ci-contre: Canatha, Dion et Raphana. Damas
y est parfois
incluse.
- Le nombre exact, l'dentification et l'étendue de ces cités
restent incertains.
- "Près de la
Judée, du côté de la Syrie, est la Décapole, ainsi nommée
du nombre de ses villes, sur lequel tous les auteurs ne sont pas
d'accord " (PLINE l'Ancien) .
La ligue disparut après la création de la province d'Arabie par
l'empereur Trajan, au cours du IIème siècle après Jésus-Christ.
- La Décapole était habitée principalement par des Grecs et
avait reçu, lors de la conquête romaine, certains privilèges comme de
ne pas être une province mais une ligue de cités autonomes
sous le contrôle du gouverneur de Syrie. Bien que principalement
habitée par des païens, Jésus s’y rendit car il y était connu (Mt
4,25) et y guérit un sourd-muet (Mc
7,31).
- Ein Karem
54
- Une tradition remontant au Vème siècle et qui reste la plus
plausible (Yatta, à 12 km d’Hébron est une autre localisation possible)
identifie ce petit village à l’ouest de Jérusalem comme le
lieu de la
Visitation (Lc 1,39-40)
et comme le village natal de Jean
le Baptiste.
En effet, son père Zacharie servait au Temple et sa demeure devait en
être proche. Deux églises y ont été construites :
- L’ église de la Visitation, sur une colline tout proche du
village et sur un ancien sanctuaire du Vème siècle où Élisabeth aurait
choisi de vivre jusqu’à la naissance de son fils. On y commémore la
visite de Marie,
sa cousine, et sur un des murs, s’inscrit la célèbre
bénédiction du Magnificat en plus de quarante langues
- L’église de Saint Jean-Baptiste, au centre du village, sur
une grotte sacrée reconnue habituellement comme le lieu de naissance de
Saint Jean-Baptiste et la maison d’été de Zacharie et de sa femme
Élisabeth
(Lc 1,5-13).
C’est le plus ancien témoignage de son culte
puisque cette église est bâtie sur un ancien sanctuaire du IVème siècle.
- Emmaüs (?)
50
- Village de Judée
où deux pèlerins, dont l'un se nommait Cleophas, cheminèrent avec le
Christ sans le reconnaître (Lc
24,13-35). Découragés après la crucifixion, ce
n'est qu'après son départ qu'ils comprirent son identité.
- Cet endroit est souvent identifié depuis Origène
(185-254) et Jérôme (347-420) avec le site d’Amwas, situé à trente
kilomètres à l’ouest de Jérusalem
sur la route qui conduit à la plaine côtière ce qui correspond aux 160
stades mentionnés dans certains manuscrits de Lc
24,13. Comme la majorité des manuscrits mentionne seulement
60 stades soit 11 kilomètres, d’autres localisations ont été proposées
comme celle d’El-Kubeileh au bord d’une route romaine et au nord-ouest
de Jérusalem.
- Ephèse
-
Ancienne colonie grecque refondée plus au sud par Lysimaque, l’un des
généraux d’Alexandre, pour y creuser un nouveau port et éviter
l’envasement. Capitale de la province sénatoriale d’Asie
dirigée par
proconsul ancien consul, Éphèse était à la fois une métropole fort
peuplée à la population estimée à 200 000 habitants, une cité maritime
au carrefour des voies de communication entre l’Occident et l’Orient,
un centre de culture grecque fort célèbre (le philosophe Héraclite y
vit le jour et Apollonios de Tyane y mourut à la fin du premier siècle)
et un important centre cultuel avec son temple d’Artémis, déesse de la
chasse et de la fécondité, Diane pour les Romains.
- Celui-ci, détruit
par un incendie criminel la nuit de la naissance d’Alexandre le Grand
en 356 avant Jésus-Christ, fut reconstruit à environ un kilomètre et
demi au nord-est de la ville sur une grande plate-forme de 127 mètres
sur 71 mètres avec une dimension intérieure de 104 mètres de long sur
50 de large. Avec ses 127 colonnes ioniennes de 18 mètres de haut, il
était réputé comme l’une des sept merveilles du monde (Ac
19,23 et
34).
On y gardait une statue de la déesse prétendue tombée du ciel (Ac
19,35), la tête entourée d’une sorte de panier et
au torse orné de plusieurs rangées de mamelles. Des Asiarques,
magistrats et prêtres annuels qui présidaient les jeux sacrés célébrés
en commun à Éphèse par les villes grecques d'Asie, sont cités en
Ac
19,31 et le commerce de la ville s’appuyait entre
autre sur les orfèvres fabricant des petites répliques en argent du
temple et de la statue de la déesse. Ce sont eux, dirigés par un
certain Démétrios qui s’opposèrent à Paul
qui travailla dans la ville
pendant plus de deux ans
(Ac
19,10) et y fonda une solide communauté chrétienne
(Ac
19,18-20).
- Jésus confia sa mère Marie à Jean
l’évangéliste qui l’aurait emmenée à Éphèse où elle aura sans doute
passé ses dernières années dans une petite maison située à 8 kilomètres
du centre de la ville, sanctuaire vénéré à l’heure actuelle par les
chrétiens et par les musulmans.
- La ville fut touchée en 17 après
Jésus-Christ par un tremblement de terre et son temple, pillé par Néron
fut incendié par les Goths en 262 après Jésus-Christ. C’est la
métropole antique la mieux conservée aujourd’hui sur une superficie
d’environ 400 hectares avec sa célèbre bibliothèque de Celsus, érigée
sur deux étages entre 110 et 135 après Jésus-Christ, son gigantesque
théâtre pouvant accueillir 24 000 spectateurs, lieu de rencontre des
foules où eut lieu le complot monté par Démétrios qui y entraîna Gaius
et Aristarque, les compagnons de Paul et auquel mit fin le secrétaire
de l’assemblée
(Ac
19,35-40) . On y découvre également de nombreuses
voies rectilignes dont celle de 800 mètres de long qui conduit du
théâtre au port et un temple dédié au culte de l’empereur où se
trouvait une statue de Domitien, l’empereur qui bannit Jean sur l’île
de Patmos et persécuta les chrétiens à l’époque de
l’Apocalypse.
- Au premier siècle, Éphèse comptait une importante
communauté juive qui y formait une politeuma, une sorte de cité dans la
cité, permettant à ses membres de s'intégrer dans le monde gréco-romain
sans être citoyen de la cité au sens strict et tout en conservant
ses caractéristiques propres, religieuses et
culturelles.
- Galatie
-
Région centrale de l’Asie mineure dont le nom provient d’un peuple
celte, les Galates, qui s’y est établi au III ème siècle avant
Jésus-Christ. La province romaine de Galatie, constituée en 25 avant
Jésus-Christ et dont la capitale est Ancyre (moderne Ankara) englobait
également les régions environnantes de Pisidie
et de Lycaonie
au sud.
- Lors de ses voyages missionnaires, Paul
séjourna à Antioche de Pisidie
(Ac
13,14) ainsi que dans trois villes de
Lycaonie :
- à Iconium
(Ac
14,1),
- à Lystre
(Ac
14,6)
- à Derbé
(Ac
14,20) .
- Il y prêcha et il y fonda des communautés
chrétiennes.
- Galilée
-

-
L'ensemble de la Galilée
-
En hébreu : le " district (des nations) " parce que
situé loin de Jérusalem, ouvert sur les nations voisines et parce que
les Assyriens au VIIème siècle avant Jésus-Christ y avaient établi
beaucoup de colons étrangers. Région septentrionale de la Palestine bordée au nord par les
territoires de Tyr et de Sidon et au sud par la Samarie, elle comprend la
Basse-Galilée au sud (Nazareth : 500 m, mont Thabor
580 m) et la
Haute-Galilée, région montagneuse atteignant les 1050 mètres. Dirigée
au temps de la naissance de Jésus par Hérode le Grand,
sa population était fort mélangée et le climat agréable avec des
précipitations pouvant atteindre près de 1000 millimètres par an, soit
autant que dans les Alpes. Jésus y passa sa vie cachée et y commença sa
vie publique (Mc
1,14 ; 1,39).
-
Source : Atlas biblique du
voyageur en Terre sainte, Prions en Eglise, hors série 2007, p.28
-

-
Les alentours du lac de Galilée
-
Source : Bargil PIXNER o.s.b, Avec
Jésus à travers la Galilée d'après le Cinquième Évangile, Corazin,
Israël, 1992
-
Si les bourgs de Nazareth (Mc 1,9),
de Cana (Jn 2,1)
et de Naïn (Lc
7,11) n'avaient aucune importance historique, les
localités du lac de Galilée,
appelé aussi mer de Galilée ou lac de
Génésaret) (Mc
1,16;
Jn 6,1 ) étaient actives et prospères : Magdala,
Capharnaüm,
Génésaret, Bethsaïda, Corozaïn et surtout Tibériade, résidence du
tétrarque de Galilée et de Pérée,
Hérode-Antipas
jusqu’en 39 après Jésus-Christ. Le lac de Galilée se situe à 210 mètres
en dessous du niveau de la mer
et mesure 20 kilomètres de long sur 12 kilomètres
de large. Pendant l’hiver 1986, on a découvert
dans le lac un exemplaire unique de barque romaine de pêche qui
pourrait avoir été utilisé entre la fin du 1er siècle av. J. C. et la
seconde moitié du 1er siècle de notre ère. Ce bateau de quinze mètres
de
long et de deux à trois mètres de large pouvait transporter
une quinzaine de personnes. De Galilée sont originaires tous
les apôtres sauf peut-être Judas.
- Galiléen
- Habitant de la Galilée,
parfois avec un sens péjoratif ou méprisant (Lc
22,59).
- Gaulanitide
- Région actuellement appelée Golan constituant les
territoires de Philippe
le tétrarque les plus à l’ouest. La ville de Gamla (" le
chameau ") fut fortifiée par Flavius Josèphe
comme un des
centres de la révolte juive et fut prise par les Romains en 68 après
Jésus-Christ.
Césarée de Philippe,
l'ancienne Paneas, représente une autre ville importante.
- Génésaret (*)
- Littéralement " le jardin du prince ".
Localité située (Mt
14,34 – Mc
6,53) sur la rive nord-ouest du lac de Galilée (souvent
appelé lac de Génésaret cf.
Lc
5,1), entre Magdala
et Capharnaüm, dans une
petite plaine très fertile de six kilomètres de long sur trois de large.
- Gérasa
- Actuellement Djerach en Jordanie. Ville de la Décapole
située à environ cent kilomètres au nord-est de Jérusalem, et
soixante
kilomètres au sud-est du lac
de Galilée. Une communauté juive y habitait en harmonie avec
les autres habitants.
- Géraséniens
- L’expression pays des
Gadaréniens (Mc 5,1) ou des Géraséniens (Lc
8,26) a été comprise de différentes manières, par exemple
comme habitant de la ville de Gerasa.
Toutefois il pourrait plutôt s’agir de la transcription grecque de
l’hébreu « Gerashim », « les
expulsés ». En effet, d’après le Talmud de
Jérusalem et d’après Origène, cette région de l’Hippène était habitée
par des Gergésites, expulsés d’Israël lors de la conquête de Josué (Jg
3,10 : « Dieu expulsera de vous les Gergésites »)
- Hébron
- Ville
de Judée à 40 kilomètres au sud-ouest de Jérusalem,
Hébron
est surtout connue comme le lieu appelé Makpela, du tombeau des
patriarches (Abraham, Isaac, Jacob) et de leurs femmes (Sara, Rebecca
et Lea). Autour d'un mausolée surplombant une grotte aménagée en
crypte, Hérode le
Grand fit construire une magnifique enceinte, du même type
que celle du Temple de Jérusalem.
- Hérodion
- Seule forteresse à porter le nom du roi Hérode le Grand
qui la fit construire à partir de 37 avant Jésus-Christ, à cinq
kilomètres au sud-est de Bethléem
et à la limite du désert de Juda. Elle s’inscrit dans un ensemble plus
vaste comprenant les palais forteresses de Jéricho,
de Massada et de Machéronte ainsi que la forteresse Antonia qui domine le Temple de Jérusalem.
L’Hérodion se
présente comme une colline naturelle de forme cylindrique, rehaussée et
fortifiée par quatre tours, circulaires et semi-circulaires disposées
aux quatre points cardinaux. Il comprenait des cours intérieures, des
jardins, des thermes et des salles de réception. Selon Flavius Josèphe
(Antiquités juives, XVII,10) c’est dans cette forteresse qu’Hérode fut
enterré mais sa sépulture n’a été découverte que très récemment, en
2007.
- Idumée (*)
- Région située au sud de la Judée
dans la direction du désert du Néguev, citée en
Mc 3,8 .
Le roi Hérode le
Grand en était originaire par ses ancêtres et l’avait annexée
à son royaume. Son fils Archélaos
l’obtint en héritage en même temps
que la Samarie et la Judée. L'une des cités principales
était Adora, à 8 kilomètres au sud-ouest d'Hébron, à la
population majoritairement juive. Précisons que l'ancien Edom
s'étendait au sud-est de la Mer morte alors que l'Idumée de même nom,
s'étendait au sud-ouest de la Mer
Morte
- iscariote
- Surnom donné à Judas. La signification de ce nom
d'Iscariote est peut-être celle de l'hébreu " ish qarioth ", qui veut
dire "homme de Qarioth",
un village de Judée.
Dans ce cas, Judas
serait le seul apôtre à ne pas être galiléen.
- Israël
- Au temps de l'Ancien Testament, nom que porta le royaume
du nord après le schisme de 931 avant Jésus-Christ. Il était encore
unifié sous David (environ 1010-970) et Salomon (environ 970-931). Le
royaume de Juda au sud eut pour capitale Jérusalem,
et celui du nord (Israël) eut pour capitale Samarie.
Cette ancienne signification politique n’est pas reprise dans le
Nouveau Testament où Israël désigne le peuple juif (Mc
12,29 ; 15,32).
- Jéricho (*)
71
- Ville de Judée,
située dans la vallée du Jourdain
à 270 mètres en dessous du niveau de la mer, à un endroit très fertile
parmi les jardins et les palmeraies. Jéricho fut reconstruite près
d'une ancienne cité du même nom par Hérode le Grand
qui s’y fit bâtir un magnifique palais pour en faire sa capitale
hivernale. Elle était reliée à Jérusalem
par une route de 25 kilomètres à travers le désert de Judée et de près
de mille mètres de dénivellation (d’où l’expression
" descendre de
Jérusalem à Jéricho " en Lc
10,30) ce qui pouvait mettre les voyageurs à la
merci de brigands. Jésus y guérit un aveugle (Mt 20,30 ; Lc
18,35). Un poste de douane dont le responsable au
temps de Jésus s’appelait Zachée (Lc
19,1) s’était établi dans cette ville célèbre par
son baume et ses fruits tropicaux au trafic commercial considérable, la
plus importante cité de Judée après Jérusalem.
- Joppé
-
En hébreu Yafo. Nom biblique qui signifie " la
belle " de l’actuelle ville de Jaffa, sur le
littoral
d’Israël. Utilisée par SALOMON comme port de transport pour les cèdres
du Liban servant à la construction du Temple
(2Ch
2,6), Joppé fut conquise lors de la révolte de
Maccabées et détruite lors de la grande révolte juive par Vespasien qui
y installa une garnison romaine. C’est dans cette ville qu’eut lieu la
résurrection de la veuve nommée Tabitha
(Ac
9,36-42)
et c’est là que saint Pierre reçut la vision de Dieu lui
demandant de ne pas distinguer entre aliment pur et impur, et par
conséquent entre juifs et païens
(Ac
10,10-16)
- Jourdain (*)
- Fleuve de Palestine
(" Le Descendeur")
qui coule du nord au sud dans la plus profonde
dépression terrestre, descend du massif de l'Hermon en Syrie, traverse
ensuite le petit lac Hulé, aujourd’hui disparu, à 68 mètres
au-dessus
du niveau de la mer puis le lac
de Génésareth (210 mètres en dessous du niveau de la mer) et
se jette enfin dans la mer Morte ( - 400 mètres) après plus de trois
cent kilomètres de méandres pour une longueur de cent kilomètres à vol
d'oiseau. Sur la fin de son parcours, ce n'est plus qu'un mince ruban
d'une trentaine de mètres de largeur. La vallée du Jourdain est soit
verdoyante et luxuriante au climat subtropical, soit pratiquement
désertique, contrairement au reste du pays. Jean le Baptiste
faisait faire dans le Jourdain un baptême de conversion (Mc
1,15 – Jn
1,28). C’est le fleuve biblique par excellence, la
rivière sainte dont le rôle est capital dans l’histoire d’Israël :
Jésus y fut baptisé par Jean (Mt 3,13-17 ; Mc 1,9-11 ; Lc
3,21-22 ; Jn 1,29-34), à dix kilomètres à l'est de Jéricho
selon la tradition la plus répandue.
- Judée (*)
-

-
-
Terre ravinée, dure et ingrate, au climat chaud et aride, généralement
accidentée avec des hauteurs dépassant 1010 mètres près d’Hébron et
s’étendant sur une longueur de quarante kilomètres.
-
Du point de vue géographique, elle constitue la partie méridionale de
la Palestine, limitée à
l'est par le Jourdain et la mer Morte, au sud par l'Idumée, à l'ouest par la mer
Méditerranée, au nord par la Samarie.
Aux portes de Jérusalem
commence le redoutable désert de Juda qui descend régulièrement vers la
vallée du Jourdain et vers la mer Morte, avec une dénivellation de
pratiquement 1400 mètres.
-
Depuis le retour de l'exil, ce terme désigne au sens strict les
territoires autour de Jérusalem habités par les juifs (Lc 2,4)
mais aussi au sens large l’ensemble Judée
– Samarie
– Idumée (7300 km2)
qui fut réduit en province romaine à partir de 6 après Jésus-Christ (Lc 3,1
; 5,17 ; Jn
4,3 ; Ac
9,31). À l'époque du Christ, dans la langue des Grecs, le
mot Judée désigne également tout pays habité par des
juifs (Lc 1,5 ;
4,44 ; 6,17 : Ac 10,37), soit l'ensemble Judée – Samarie
– Idumée plus la Galilée et d'autres territoires
au nord, comme la Batanée. Les
deux sens se retrouvent chez le même auteur, en particulier chez saint
Luc, et doivent être soigneusement distingués.
-
Villes importantes : Jérusalem,
la capitale, Bethléem,
la ville de David, Hébron,
le lieu de séjour d'Abraham et Jéricho,
la ville des
palmiers. La Judée fut dirigée au temps de Jésus par Hérode
le Grand puis par son fils Archélaos
(4 avant – 6 après Jésus-Christ).
-
- Après le règne d’Agrippa
I qui reconstitua dans son intégralité de 41 à 44 le royaume
de son grand-père Hérode
le Grand, la province romaine de Judée au sens large regroupa
les cinq régions : Galilée,
Samarie, Judée, Idumée
et Pérée jusqu’à la grande
révolte juive de 66 après Jésus-Christ.
Source : Carte des pèlerins de
la
Terre Sainte, Ministère du tourisme d'Israël, Jérusalem
- Kursi
- Lieu sur la côte occidentale du lac de Galilée où Jésus a
exorcisé l’esprit impur d’un homme possédé d’une multitude de démons en
les expulsant dans un troupeau de porc (Lc 8,26-39).
Kursi était un village païen, dépendant de la ville grecque d’Hippos,
une des cités de la Décapole,
qui apparaît en
Mc 5,14 sans être expressément mentionnée. Il
faisait partie du pays des
Géraséniens qui
se trouve vis-à-vis de la Galilée (Lc
8,26). Depuis
1970, un important complexe byzantin y a
été mis à jour, comportant une église et un monastère, un des plus
grands de la
région. En 1980, fut découverte « la chapelle du miracle des
porcs »,
édifice construit pour protéger un gros rocher, considéré comme
l’endroit où
les porcs se sont précipités dans le lac, lors de la guérison du
démoniaque par
Jésus
- lycaonie
- Région de l'Asie mineure, bordée à l'ouest par la Pamphylie
et par la
Pisidie, au nord par la Galatie, au sud par la Cilicie et à l'est par
la Cappadoce. Lors de son premier voyage, Paul s'est rendu
dans trois villes de
Lycaonie: à Iconium, l'actuelle Konya (Ac 14,1-4) puis à
Lystres d'où
il a
du s'enfuir (Ac 14,19-20)
et enfin à Derbé (Ac 14,26).
À son époque, la
Lycaonie dépendait administrativement de la Galatie.
- Macédoine
-
En latin
Macedonia. Fondée en 146 avant
Jésus-Christ, la province romaine de Macédoine était gouvernée par un
ancien prêteur, depuis la réorganisation d’Auguste en 27 avant
Jésus-Christ, sauf de 14 à 44 après Jésus-Christ où elle devint une
province impériale dirigée par un légat propréteur. Son territoire
s’étendait sur plusieurs régions de plusieurs pays actuels dont les
dénominations peuvent prêter à confusion :
Grèce
- La région de Macédoine occidentale sans
accès à la mer Égée et avec la ville de Pella
- La région de Macédoine centrale avec la ville de
Thessalonique et
la presqu’île de Chalcidique
- Une petite partie de la région de Macédoine orientale
avec les villes d’Amphipolis et de Philippes
- La région de Thessalie au sud
Les trois dernières
régions offrent un accès à la mer Égée
République de Macédoine (FYROM pour
l’ONU actuellement)
- Près des deux tiers du
territoire actuel, sans accès à la mer et sans la capitale actuelle,
Skopje dans le Nord
Albanie
- Toute la région
centrale du pays avec accès à la mer Adriatique
La Macédoine est citée en Ac
16,9 ; 19,21 ;
Rm
15,26 ; 2Co
7,5 et 8,1.
Saint Paul séjourna
dans plusieurs cités de cette province : à
Néapolis, Philippes,
Amphipolis, Thessalonique
(Ac
17,1) et Bérée (Ac
17,10).
- Magdala (*)
- Bourg situé sur la rive occidentale du lac de Galilée, à cinq
kilomètres au nord de Tibériade.
Une femme appelée Marie
en était originaire (Mt
27,55; Mc
15,40) et fut surnommée la Magdaléenne ou Madeleine
après avoir été délivrée par Jésus (Lc 8,2).
C’est l’origine de ce prénom.
- Naïn (*)
- Ce petit village de Galilée
situé au sud du mont Thabor
n’est cité qu’en
Lc
7,11 lorsque Jésus y ressuscita le fils unique
d’une veuve. Une modeste église catholique y commémore cette
miraculeuse résurrection.
- Nazareth (*)
-
Petite
bourgade de Galilée ( 100
à 150 habitants à l'époque du Christ ?), au milieu des collines, à 110
kilomètres au nord de Jérusalem
et à 30 kilomètres à l’ouest du lac
de Galilée. Elle n’apparaît ni dans l’Ancien Testament ni
dans le Talmud mais bien dans une inscription d’environ quinze
centimètres sur douze, datée d’environ trois cent ans après le Christ,
découverte en 1962 dans les ruines de Césarée
et conservée depuis au musée archéologique de Jérusalem. Elle contient
une liste de famille sacerdotales de l'époque romaine tardive.
-
Nazareth est la résidence de Marie,
mère de Jésus et de Joseph (Mt
2,23 ; Lc
2,39 ; Jn
1,43).
-
La basilique moderne de l’Annonciation à deux étages, construite à
partir de 1960 et dédicacée en 1968, représente la plus grande église
catholique du moyen orient (44 mètres sur 27). Elle englobe une église
byzantine et un édifice antérieur que la découverte d'une base de
colonne portant l'inscription grecque "Réjouis-toi, Marie"
permet de
dater du IIIème siècle. On y a également mis à jour
" la maison de
Marie " constituée d’une grotte
naturelle creusée dans le roc, toujours visible en dessous de la
basilique et devant l’ouverture de cette grotte, d’un espace entouré
par trois murs de 2,5 à 3 mètres de haut, qui ont été transférés à
Lorette (Italie) depuis 1294. Les fouilles de 1962 ont permis de
comparer les graffiti judéo-chrétiens de la Sainte Maison de Lorette
avec ceux sur les parois de la grotte de Nazareth, datés du IIème
siècle.
- Trois autres bâtiments ont également été trouvés à
Nazareth,
l'église construite sur le site traditionnel
de la synagogue où se rendait Jésus (Mt 13,54-58 ; Mc 6,1-6 ;
Lc 4,15-30) et l'église grecque orthodoxe dédiée à l'archange
Gabriel dans laquelle coule l'unique source d'eau de Nazareth. Ce
serait, selon une tradition orthodoxe, le lieu de la rencontre avec la
Vierge Marie (Lc 1,26-38). Tout récemment, fin 2009,
des fouilles archéologiques israéliennes ont mis au jour les
restes des murs d'une maison datant du temps de Jésus, à moins d'une
centaine de mètres de la grotte de l'Annonciation et de
l'église-synagogue. Cette découverte confirme l'existence d'un village
à Nazareth à cette époque.
-
La bourgade ainsi que la Galilée tout entière n’avait pas bonne
réputation auprès des juifs de Jérusalem.
(Jn
1,46 ; 7,52).
Toutefois, une hypothèse récente (Bargil PIXNER) fait de
Nazara-Nazareth le lieu de résidence d'un clan davidique, revenu de
Babylone à
la fin du IIème siècle avant Jésus-Christ. Son nom viendrait de
"netzer, le rejeton"
(de Jessé) en Is 11,1.
L'expression "nazoréen
", trouvée en Mt 2,23
signifierait alors "fils
de David" et non "habitant
de Nazareth".
- Palestine
- A l’époque du Christ, cette région géographique en forme
de trapèze s’étendait sur 220 kilomètres du nord au sud et sur 50 à 100
kilomètres au maximum d’est en ouest soit approximativement une
superficie de 20 000 kilomètres carré comparable à celle de la Sicile
actuelle. Elle comprenait une population de 600 000 à 1 000 000
d'habitants environ, soit une densité assez dense pour l’époque antique
et était divisée administrativement en cinq
parties :
-

-
- À l’est du Jourdain, du nord au sud,
- la Galilée,
la Samarie, la Judée, l’Idumée
-
- À l’ouest du Jourdain,
- la Pérée.
-
- Pour des raisons historiques, car elles ont parfois eu
des souverains identiques ou issus de la famille d’
Hérode,
les régions du nord-est :
Auranitide, Batanée, Gaulanitide (Golan) et Trachonitide peuvent s’y
ajouter.
- Mais les villes de la côte philistine
ainsi que de la Décapole
en sont exclues. C’est un pays montagneux aux régions fortement
différenciées par le climat et le relief.
-
- Le terme de Palestine n’apparaît pas dans le Nouveau
Testament car la province de Syrie-Palestine n’a été créée par les
romains qu’au IIème siècle, après l’échec de la révolte juive de 135
après Jésus-Christ. N’utilisons donc pas les dénominations anciennes à
des fins politiques modernes. L’interdiction ordonnée aux juifs par
l’empereur Hadrien de séjour à Jérusalem, transformée en colonie
romaine du nom d’Ælia Capitolina ainsi que
l’inclusion de la Pentapole philistine qui lui a donné son nom ont
rendu la population juive minoritaire dans cette nouvelle province de
rang plus élevé que l’ancienne Judée. Elle avait en effet à sa tête un
gouverneur impérial de rang prétorien et non plus un procurateur et une
garnison d’une légion (X Fretensis) résidait en permanence à Jérusalem.
Une autre légion, la VI Ferrata, stationnait à Caparcotna en Galilée,
également appelée Legio pour cette raison.
- Pamphylie
- Région du sud de l'Asie mineure, bordée à l'est par
la Cilicie, à l'ouest par la
Lycie et au nord par la Pisidie.
Paul s'est
rendu deux
fois dans la capitale de Pamphylie, la ville de Perge lors de son
premier voyage (Ac
13,13-14 et 14,24-25). Il embarqua ensuite depuis le
port d'Attalia (Ac 14,24)
pour se rendre à Antioche de Syrie.
- Pérée
- Littéralement " au-delà "
(du
Jourdain).
Cette région se présente comme un haut plateau peu peuplé et creusé par
de puissants torrents. Elle s'étend à l'est du Jourdain,
de Pella au nord et de
Philadelphie à
l’est
jusqu'au cours de l'Arnon au sud, sous l'autorité d'Hérode-Antipas,
également tétrarque de Galilée
qui y fonda la ville de Julias (ou Livias). Les juifs étaient
minoritaires dans sa population. L'ensemble Galilée - Pérée
s'étendait sur environ 3200 km2.
- Philippes
-
Ville de Macédoine
orientale, fondée par le roi Philippe II en 356 avant Jésus-Christ,
pour contrôler des mines d’or voisines du site ainsi que la route
stratégique, future via Egnatia, qui relie la Grèce du Nord à la mer
Noire et à l’Asie en passant par Byzance. A l’époque romaine, bien que
moins importante qu’Amphipolis, la cité fut refondée par Octave comme
colonie romaine et son territoire distribué à ses vétérans militaires
italiens, citoyens romains. Venant de Troas,
saint Paul s’y
rendit vers 49-50 après Jésus-Christ, accompagné de
Silas et de Timothée (Ac
16,11-12).
- C’est la première fois qu’il prêcha sur
le sol européen. Il y baptisa une négociante de pourpre, du nom de
Lydia, au bord d’une rivière en-dehors des murs (Ac
16,13-14). Entre 1914 et 1938, les fouilles de
l’École française d’Athènes ont mis à jour une grande partie de la
ville de Philippes, en particulier les fondations d’une porte qui
conduit à l’extérieur du quartier nord-ouest de la ville, près d’une
rivière à un kilomètre environ. C’est sans doute par cette porte que
Paul sortit avec ses compagnons. Bien que battu et emprisonné (Ac
16,23), il fonda une communauté dans cette ville à
laquelle il écrira plus tard une lettre, l’épître aux Philippiens.
- Philistins
- Nom d'un des peuples qui occupaient la Terre promise à
l'époque où y sont entrés les Hébreux sortis d'Égypte. Les Philistins,
qui adoraient des idoles, furent repoussés par les Hébreux dans des
territoires adjacents. Le nom français de la Philistie est une
déformation du nom d'origine "Peleset", qui a également donné lieu à
"Palestine".
Les principales villes, situées le long de la mer étaient,
du nord au sud, Azot ou Ashdod occupant 40 hectares sur une colline à 4 kilomètres d ela mer (Ac 8,4),
Ascalon ou Ashkelon, port important et lieu de naissance du roi Hérode le Grand,
à 15 kilomètres au sud d’Ashdod et à 15 kilomètres au nord de Gaza, et Gaza elle-même (Ac
8,26), sur une colline à 5 kilomètres de la mer,
située à 80 kilomètres au sud-ouest de Jérusalem et à 18 kilomètres
d’Ashkelon. Avec les cités de l’intérieur, Eqron et Gath, elles
formaient la " Pentapole
philistine ". Les villes d’Ashdod et de Jamnia,
cette dernière
un peu plus au nord et à l’extérieur de la Pentapole, furent confiées
de
Salomé, sœur d’ Hérode
le Grand,
morte vers 10 après Jésus-Christ qui les remit à Livie, la
femme
de l'empereur Auguste alors qu'Ashkelon restait une ville libre, même à l'époque romaine et que
les
autres villes philistines dépendaient du gouverneur de Syrie.
- pisidie
- Région de l'Asie mineure, bordée au nord par la Phrygie et
au sud par
la Pamphylie. Paul et
Barnabé se
sont rendus à Antioche
de Pisidie, en
venant de Pamphylie.
À son époque, la Pisidie dépendait administrativement de la Galatie.
-
- Quarantaine
(mont de la)
- Bien que les évangiles ne fournissent aucune précision,
une
tradition assez tardive (VI ème siècle) situe la première et la
troisième tentation du Christ (Mt 4,1-11 ; Lc 4,1-2 ; Mc 1,12)
au mont Qarantal, au nord-ouest de Jéricho
et à vingt minutes à pied. Le sommet du mont de la Quarantaine offre
une magnifique vue sur la vallée du Jourdain, en contrebas, « d’où on
peut voir tous les royaumes du monde ». Un monastère grec
orthodoxe y a
été bâti à même le roc, au flanc de la falaise. Il comprend vingt-cinq
grottes d’ermites ainsi que celle que Jésus lui-même aurait occupée
pendant sa tentation, la Chapelle de l’Épreuve.
- Samarie
-
(1) Cette région de Palestine
était limitée au nord par la Galilée,
à l'est par le Jourdain, au sud par la Judée
. C’est une terre fertile où poussent l’olivier, l’amandier, le figuier
et l’abricotier mais assez accidentée avec deux montagnes qui se font
face près de Sichem : l’Ebal (938 mètres) et le Garizim (880 mètres)
68.
Dirigée au temps de Jésus par Hérode le Grand
puis par son fils Archélaos,
elle fut soumise à l’autorité romaine à partir de 6 après Jésus-Christ.
Villes principales : Samarie-Sebasté
et Sichem-Sichar.
- (2) ville à
65
kilomètres au nord de Jérusalem,
capitale de la région du même nom qui avait remplacé l’ancienne Sichem.
Détruite par le roi juif Jean Hyrcan en 107 avant Jésus-Christ, elle
fut reconstruite à la romaine entre 27 et 12 avant Jésus-Christ par Hérode le Grand
qui la rebaptisa
Sebaste en l’honneur de l’empereur Auguste (Sebastè est l’équivalent
grec du latin Augustus) pour y installer les nombreux vétérans
étrangers de son armée, probablement en 25 avant Jésus-Christ. La ville ancienne fut agrandie ainsi à près de
soixante hectares, pour y recevoir six mille colons et ses fortifications furent refaites. Comme à Césarée Maritime,
Hérode y construisit un temple d'Auguste et de Rome. Les soldats
originaires de Sebaste constituaient un élement important des troupes
romaines en Judée, ce qui pourrait expliquer
certains comportements agressifs de soldats lors de la Passion de
Jésus ( Mt, 27, 27-31; Mc 15,19-20)
Source : Carte des pèlerins
de la
Terre Sainte, Ministère du tourisme d'Israël, Jérusalem
- Samaritain
- Habitant de la Samarie.
Ses habitants étaient méprisés par les juifs pour avoir édifié sur le
mont Garizim un temple, rival de celui de Jérusalem (
Lc 9 52;
Jn 4 9 ;
Jn 8 48). Cependant ils observaient la plupart des
préceptes du judaïsme, croyaient en un Dieu unique et parmi les livres
saints ne reconnaissaient que le Pentateuque (les cinq premiers livres
de la Bible, dits livres de Moïse, ou encore la Torah, ou la Loi). Les
samaritains refusaient l’hospitalité aux pèlerins galiléens se rendant
à Jérusalem (Lc
9,53), les obligeant ainsi à allonger le trajet en
passant par la rive orientale du Jourdain.
- Sichem (*)
- Ou Sichar. Ville construite dans le passage entre le
mont
Ebal au nord et le mont Garizim au sud, où se produisit la rupture
entre le royaume d’Israël et de Juda. Capitale de la Samarie depuis la
fin du IVème siècle avant Jésus-Christ, elle fut détruite par le roi
juif Jean Hyrcan en 128 avant Jésus-Christ et reconstruite dans un
autre site proche par l’empereur Vespasien en 72 après Jésus-Christ
sous le nom de Flavia Neapolis, l'actuelle Naplouse. C’est un peu au
sud de cette ville, sur la route qui mène à Jérusalem, que se situe le
célèbre puits de Jacob, de vingt à trente mètres de profondeur, au bord
duquel Jésus discuta avec la femme samaritaine (Jn 4,5).
Il n’a pas beaucoup changé au fil des siècles bien qu'il soit
actuellement englobé dans une église grecque orthodoxe, inachevée
depuis sa construction en 1914. Les anciennes traditions juives et
chrétiennes confirment l'identification puisqu'il y avait déjà une
église autour du puit dès le IVème siècle, église qui fut détruite à
plusieurs reprises.
- Sidon (*)
- Port sur la Méditerranée, au nord de la Palestine, ancienne ville
phénicienne, comprise dans la province romaine de Syrie.
Aujourd'hui: Saïda, au Liban (Mt
11,22 ; Mc 3,8
; Mc
7,31).
- Sinaï
- Le monastère de Sainte-Catherine, au pied du mont
Sinaï, au
sud de la péninsule du même nom (62 000 km2),
fut érigée, selon la tradition chrétienne, sur le site du Buisson
Ardent. Lors de la fuite en Égypte, l’enfant Jésus évita le Sinaï en
passant par Gaza et par la bande côtière.
- Syrie
-
Cette
région du Proche-Orient, conquise par le général romain Pompée en 64
avant Jésus-Christ, avait pour limite au nord, la chaîne montagneuse du
Taurus, à l’est, le cours de l’Euphrate, à l’ouest la mer Méditerranée
et au sud les massifs du Liban et de l’Anti-Liban. Devenue une des
provinces les plus riches et les plus importantes de l’empire
romain, elle
était dirigée par un légat impérial ancien consul qui
commandait
trois légions. Son autorité s’étendait également sur les cités
philistines et sur celles de la Décapole,
qui jouissaient d'une large autonomie. La population de la province,
fort importante et fort diversifiée, comprenait des paysans syriens
dans la campagne, des descendants de colons grecs dans les cités, des
soldats romains, des communautés juives et des nomades arabes. Elle
parlait essentiellement grec ou araméen. Les principales villes de la
Syrie étaient au nord la capitale, Antioche,
la troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie, Damas à l’intérieur du pays, Tyr
et Sidon sur
le
littoral phénicien au sud.
- syrophénicien
- Un habitant de la partie phénicienne de la province
romaine
de Syrie. La région de
Syro-Phénicie dont les principales villes étaient Tyr
et Sidon se trouvait en bord
de Méditerranée, et jouxtait le nord-ouest de la Galilée et de la Samarie. La Palestine était ainsi entourée
de nations païennes, qui adoraient des idoles.
- Tabgha (*)
-
Sur la
rive occidentale du lac de Galilée, au nord et à trois kilomètres de
Capharnaüm,
s’étend la fertile vallée de Tabgha. Ce nom actuel est la
corruption du grec « Heptapegon » , « les sept sources »,
le nom ancien
était sans doute Magadan (« Ma-Gad », « les Eaux de Fortune)
(Mt
15,39). Á l’époque romaine, la Via Maris passait dans cette
région qui, venant de la côte et de Tibériade,
menait jusqu’à Damas via Capharnaüm et les sources du
Jourdain. Quelques restes subsistent encore sur place. C’est dans ce
lieu, riche en eaux courantes, que la tradition a fixé la première
multiplication des cinq pains et des deux poissons. (Mt
14,13-21 ; Mc 6,30-44). Ses douze paniers pleins de morceaux,
évoque, selon une tradition ancienne, les douze tribus d’Israël, les
premières appelées au festin messianique
- Source : Bargil PIXNER o.s.b, Avec
Jésus à travers la Galilée d'après le Cinquième Évangile, Corazin,
Israël, 1992, p.133
En 1932, furent retrouvés les restes de deux églises byzantines, la
première de la seconde moitié du IVème siècle et la deuxième du Vème
siècle, d'une plus grande surface dont les mosaïques, représentant la
vie animale et
végétale du lac, d’une superficie de 520 m2 et comportant pas moins de
sept millions de petits cubes de 8 x 8 mm figurent parmi les plus
belles de la Terre Sainte. Parmi elles, la célèbre mosaïque de la
Corbeille ne représente que quatre pains, le cinquième étant le Christ
lui-même sous la forme du pain eucharistique sur l’autel.
C’est devant cette mosaïque et sous l’autel de l’actuelle église des
bénédictins allemands consacrée en 1982, que les visiteurs peuvent voir
encore aujourd’hui le bloc de pierre sur lequel le Seigneur aurait posé
les pains et les poissons. Cette troisième église a été construite sur
le même emplacement et sur le même plan que la deuxième.
De l’esplanade qui s’étend devant l’atrium de l’église de la
Multiplication, descend vers le lac un chemin qui conduit à un
emplacement appelé « Dalmanuta » (« le séjour du Seigneur
») où le
Christ aurait discuté avec des pharisiens (Mc 8,10).
Tous les jours l’eucharistie y est célébrée en plein air, vis-à-vis du
lac de Galilée.
C’est également entre Tabgha et Capharnaüm,
que se situe sans doute le lieu désert (« eremos ») où, d’après Mc
6,46 ; Mt 15,39 et 28,16,
Jésus avait l’habitude de se
retirer, dans une grotte située à mi-pente d’une colline. Un replat,
au-dessus de la grotte et toujours visible, est l’endroit même où la
tradition la plus ancienne situe le Sermon sur la montagne (Mt 5,1-12).
Au sommet de cette colline, à deux cent mètres au-dessus du lac, a été
construite en 1937, l’église franciscaine des Béatitudes, en forme
d’octogone, qui offre une vue magnifique et où les huit célèbres
béatitudes sont inscrites sur chaque mur.
C’est toujours à Tabgha, à trois cent mètres à l’est de l’église de la
Multiplication, que se situe la petite chapelle en basalte de la
Primauté de Pierre, édifiée en 1934, au bord du lac et au-dessus d’un
rocher connu au moyen âge sous le nom de « Mensa Christi : la table du
Christ » La Tradition a toujours placé ici la rencontre du
Seigneur
ressuscité avec les siens, autour d’un feu allumé près du rivage (Jn
21).
- Thabor
- Du haut de ses 588 mètres, cette montagne isolée de
Galilée, d’une
forme conique régulière et harmonieuse, domine la riche
plaine qui s’étale à ses pieds. C’est là que la tradition chrétienne
situe la scène de la Transfiguration (Mt 17,1-9 ; Mc 9,2-8 ;
Lc 9,28-36) où le Christ apparut dans sa Lumière et dans sa
Gloire, avec Moïse et Élie, sous les yeux de ses disciples Pierre,
Jacques et Jean. Le sommet du Thabor se présente comme un plateau long
de plus d’un kilomètre pour une largeur moyenne de quatre cent mètres :
deux églises y ont été construites, une orthodoxe et une catholique.
Remarquons qu’une autre tradition transmise par EUSEBE de Césarée situe
la Transfiguration au massif du mont Hermon, en Syrie.
- Tarse
-
Port maritime de la province de Cilicie
dans le sud de l’Asie mineure,
à la population mélangée, grecque et juive. Réputée pour le tissage de
la toile, cette ville fut le lieu de naissance de saint Paul, à la fois
juif pharisien du nom de Saül, citoyen grec de Tarse et citoyen romain.
Cf. Ac
9,11 ; 11,25 ;
21,39
où Paul se présente lui-même à un tribun romain comme juif, citoyen de
Tarse et
25,11
où il revendique d’en appeler au tribunal de l’empereur, privilège
réservé aux citoyens romains.
- ThessaLonique
- Aujourd'hui Salonique, une des villes les plus importantes
de la Grèce contemporaine. Capitale d'un des quatre districts de la Macédoine romaine, la ville
était dirigée par des polémarques (Ac
17,6).
En venant de Philippes, Paul
y rencontra une communauté juive
importante qui y possédait une synagogue et se révéla hostile à son
égard (Ac 17,2-3).
Accompagné
de Silas et de Timothée, il y fonda
cependant une église, constituée en
grande partie par des païens convertis. A la suite d'une émeute
provoquée par les juifs, Paul dut s'enfuir de nuit pour Bérée.
-
- Tibériade
- Autour d’une source sulfureuse jaillissant près du lac de Galilée, le
tétrarque Hérode Antipas
fit construire en 18 après Jesus-Christ une ville qu’il baptisa du nom de l’empereur régnant
Tibère pour en faire sa capitale en remplacement de Sepphoris, à sept
kilomètres au nord de Nazareth.
Sa population était en majorité païenne car Tibériade était bâtie sur
un ancien cimetière et aucune présence de Jésus n’y
est mentionnée. L'organisation de la ville était entièrement
hellénistique, avec une assemblée ("boulè") de sis cent membres, un
président ("archonte") et dix délégués. Au moment de la grande révolte
de 66 après Jésus-Christ, la population qui était peut-être devenue
majoritaire, se divisa en deux groupes : l'un favorable aux Romains et
l'autre, qui l'emporta, favaorable à la révolte. Après les deux
révoltes juives manquées de 66-72 et
132-135, c’est autour de cette ville que se regroupa la
communauté juive, l’accès à Jérusalem
leur étant interdit. Car la ville se rendit au général romain Vespasien et sa population fut ainsi épargnée.
- Trachonitide (*)
- Région (" la
rude ") appartenant au tétrarque
Philippe
citée par
Lc 3,1
et constituées de deux districts volcaniques peu habités situés au
sud-est de Damas.
- Troas
-
En grec Alexandria Troas, en mémoire d’Alexandre le Grand. Ancienne
cité du nord-est de la province romaine d’Asie,
située sur la mer Égée, non loin de l’emplacement de la Troie
homérique. À l’époque romaine, ce port prospère permettait des liaisons
rapides entre l’Asie d’un côté, la Macédoine
et la Grèce de l’autre. Saint Paul
s’y rendit depuis Antioche,
lors de son second
voyage (Ac
16,8). Il y eut la vision d’un homme qui l’appelait
au secours en Macédoine
(Ac
16,9). Paul y retourna pour la traversée inverse
(Ac
20,6) et y sauva la vie d’un jeune garçon nommé
Eutychès
(Ac
20,7-12). Il y fonda également une communauté
(2Co
2,12 et
2
Tm 4,13 : la mention du manteau et des
livres de Paul, laissés à Troas chez un certain Carpus).
- Tyr
- Double port sur la Méditerranée, au nord de la Palestine, comprise dans la
province romaine de Syrie.
Aujourd'hui: Sûr, au Liban (Mt
11,22 ; Mc 3,8
; Mc
7,24). Cette ancienne ville phénicienne, à 32
kilomètres au sud de Sidon,
était bâtie sur une île située dans l’antiquité à 1200 mètres de la
rive. Alexandre le Grand fit construire une jetée pour la relier à la
terre ferme et pour s’en emparer.
- Voyages de
saint Paul
-
Premier voyage - Ac 13,4 - 14,28 vers les
années 45 à 48
-

Deuxième voyage - Ac 15,36 - 18,22 - vers les années
50 à
53
-
-
Troisième voyage Ac 18,23 - 21,16 vers les années 53
à 58
-

- Cartes tirées de Piero OTTAVIANO, Les fondements du christianisme,
Salvator, 2009
-


Auteur : Fernand LEMOINE
© EBIOR, 16/01/2010
bible@ebior.org